Le rappeur marseillais Naps, connu du grand public pour ses tubes festifs, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire judiciaire très médiatisée. Jugé à Paris pour des faits présumés de viol datant de 2021, l’artiste risque jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle. Entre version de la plaignante, défense du rappeur et autre enquête parallèle, retour sur un dossier qui secoue la scène rap française.
Un procès très suivi à Paris
Depuis le 16 février 2026, Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, comparaît devant la cour criminelle de Paris. Il est jugé pour un viol présumé qui aurait eu lieu dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2021, dans une chambre d’hôtel proche de la gare de Lyon, après une soirée en boîte de nuit.
Selon la plainte, une jeune femme âgée de 20 ans au moment des faits explique s’être endormie avant d’être réveillée par ce qu’elle décrit comme une pénétration non consentie. Des analyses ADN ont été versées au dossier, élément devenu central dans les débats au tribunal.
Face à ces accusations, le rappeur conteste fermement les faits. Sa défense évoque une relation sexuelle consentie, une version qu’il maintient depuis l’ouverture de l’enquête.
Pourquoi Naps risque jusqu’à 15 ans de prison
Le chef d’accusation est celui de viol, un crime prévu par le Code pénal français. En cas de condamnation, la peine maximale peut atteindre quinze ans de réclusion criminelle, ce qui explique la forte attention médiatique autour du procès.
Le sujet central reste la notion de consentement, un thème désormais au cœur de nombreuses affaires judiciaires impliquant des personnalités publiques. La justice devra déterminer si la plaignante était en capacité de consentir au moment des faits, notamment au regard des témoignages et du contexte de la soirée.
Et c’est là que le dossier devient complexe, car les versions s’opposent frontalement, laissant la cour trancher entre récits incompatibles.
Une carrière musicale brusquement rattrapée par la justice
Pour beaucoup, le contraste frappe. La Kiffance a fait danser des millions de personnes et propulsé Naps parmi les figures populaires du rap français. On parle d’un artiste habitué aux scènes géantes, aux refrains repris en boucle sur les réseaux et aux playlists d’été.
Mais depuis plusieurs mois, les projecteurs changent de direction. L’image publique du rappeur est désormais liée à l’actualité judiciaire, avec un procès qui pourrait marquer un tournant majeur dans sa carrière.
Une autre affaire en parallèle dans le Var
Comme si le contexte n’était pas déjà lourd, l’artiste est également mis en examen dans une autre affaire ouverte en 2024, concernant des accusations de viols et agressions sexuelles déposées par trois femmes dans le Var.
Là aussi, Naps nie les faits. Cette procédure suit son propre calendrier judiciaire et n’est pas directement liée au procès actuellement en cours à Paris, mais elle contribue à maintenir une forte attention médiatique autour du rappeur.
Verdict attendu le 19 février, la tension monte
Le verdict est attendu ce jeudi 19 février 2026. D’ici là, chaque détail du procès continue d’être scruté par les médias et commenté sur les réseaux sociaux, où les réactions oscillent entre soutien à l’artiste et prises de parole en faveur des victimes de violences sexuelles.
Quoi qu’il arrive, la décision de la cour pourrait marquer un avant et un après dans l’histoire récente du rap français. Et comme souvent dans ce genre d’affaires, c’est aussi un débat plus large sur la responsabilité des célébrités et la justice qui se joue en arrière-plan.





