Le célèbre chocolat à la crème de pistache et au croustillant de kadaïf, popularisé par une influenceuse culinaire et fabriqué sous le label Dubai Handmade Chocolate, est au cœur d’une controverse juridique en Allemagne. Le tribunal de Cologne a récemment interdit sa vente sur le territoire à plusieurs marques, jugeant trompeuse l’origine indiquée sur l’emballage.
Pourquoi le chocolat de Dubaï est interdit en Allemagne ?
L’affaire a été portée devant la justice par Andreas Wilmers, un entrepreneur allemand vivant à Dubaï, qui importe ce chocolat en Allemagne.
Alerté par des consommateurs se plaignant de la qualité des imitations présentes sur le marché, il a dénoncé des pratiques commerciales jugées déloyales de la part de grandes enseignes comme Aldi Süd et Lidl, ainsi que du chocolatier suisse Lindt.
Le litige s’est concentré sur l’Allemagne, avec une décision clé rendue par le tribunal de Cologne. Toutefois, l’impact de cette affaire dépasse les frontières allemandes, car le chocolat Dubaï jouit d’une renommée mondiale.
Plus de chocolat Dubaï à partir de 2025
La décision judiciaire a été rendue le 2 janvier 2025, marquant une étape importante dans cette bataille juridique. Cependant, le conflit autour de ce chocolat dure depuis plusieurs mois, depuis que Wilmers a été informé de l’existence de produits imitant celui qu’il importe.

Le tribunal a estimé que l’étiquette Dubai Handmade Chocolate induisait les consommateurs en erreur. Bien que le chocolat soit fabriqué en Turquie, son emballage suggère une production artisanale à Dubaï, un détail qui n’est clarifié qu’en petits caractères au verso.
Cette pratique a été jugée comme trompeuse et inacceptable.
Andreas Wilmers a souligné que des marques comme Lindt et des enseignes discount comme Aldi et Lidl cherchent à profiter de l’image prestigieuse du chocolat de Dubaï sans en respecter l’authenticité.
Des alternatives pour les marques touchées ?
Le tribunal a interdit la vente du chocolat sous cette appellation en Allemagne, à moins que l’emballage ne soit modifié pour refléter clairement son origine réelle. Lindt, ciblé par l’entrepreneur, a d’ores et déjà adapté l’emballage de ses produits.
Aldi Süd, pour sa part, n’a pas commenté la décision judiciaire, et Lidl reste dans le viseur d’Andreas Wilmers pour des produits similaires.
Cette affaire soulève une question plus large sur la transparence dans l’étiquetage des produits alimentaires et sur l’importance de protéger les consommateurs contre les pratiques commerciales trompeuses.





