Le quart de finale du CHAN 2025 entre l’Algérie et le Soudan s’est conclu de la pire des manières pour les Verts. Après un match nul (1-1) âprement disputé, les Fennecs ont cédé lors de la séance de tirs au but (4-2). Une élimination douloureuse qui confirme, une fois encore, la crise sportive et mentale que traverse l’équipe nationale.
Un scénario cruel pour les Algériens
Tout avait pourtant mal commencé dès la reprise : un but contre son camp d’Ayoub Ghezala (48′) offrait l’avantage aux Soudanais. Soufiane Bayazid redonnait espoir aux siens à la 73ᵉ minute, mais l’Algérie n’a jamais réussi à forcer la décision malgré une domination territoriale.
Arrivés à la loterie des tirs au but, les Verts se sont effondrés. Deux tentatives manquées, un gardien soudanais solide, et l’Algérie quittait la compétition, laissant son adversaire filer vers les demi-finales.
Une élimination qui fait mal à l’image
Au-delà de la simple défaite, c’est la symbolique qui frappe. L’Algérie n’avait jamais été éliminée à ce stade du CHAN. Voir les Fennecs plier en quart, face à une équipe pourtant à leur portée, marque un vrai tournant.
L’échec est d’autant plus amer qu’il confirme les problèmes déjà pointés ces derniers mois :
- Un manque d’efficacité offensive criant, malgré la possession.
- Un mental friable, incapable de gérer la pression.
- Une désorganisation fédérale en amont du tournoi, avec un staff longtemps incertain.
Les critiques vont s’intensifier
Cette élimination ne devrait pas apaiser les tensions autour de la sélection. Les observateurs, comme l’ancien international égyptien Mido, dénonçaient déjà une équipe qui « joue sans âme ». Les supporters, eux, ne décolèrent pas, fustigeant un manque de créativité et d’identité de jeu.
Avec cette nouvelle désillusion, la pression sur Petković et la FAF devient maximale. Car l’Algérie, championne d’Afrique en 2019, semble aujourd’hui bien loin de ses standards.
Et maintenant ?
Le Soudan, qualifié pour les demi-finales, s’offre le droit de rêver plus grand. L’Algérie, elle, rentre à la maison avec plus de doutes que de certitudes. Une élimination qui pourrait marquer le début d’un grand ménage, tant dans le staff que dans la gestion fédérale.





