Valentino est mort à 93 ans : la mode perd son dernier grand romantique italien

AM.wiss

Le monde de la mode est en deuil. Valentino Garavani, figure absolue de la haute couture italienne et créateur du mythique « rouge Valentino », est mort ce lundi 19 janvier 2026 à l’âge de 93 ans. Une disparition qui marque la fin d’une ère, quelques mois seulement après celle de Giorgio Armani.

Valentino Garavani s’est éteint à Rome, chez lui

L’information a été confirmée par l’agence de presse italienne ANSA, citant la Fondation Valentino Garavani et Giancarlo Giammetti, compagnon de route et partenaire historique du créateur. Valentino est décédé à son domicile de Rome, la ville qu’il n’avait jamais vraiment quittée, même après avoir tiré sa révérence des podiums.

À ce stade, aucune cause précise de son décès n’a été rendue publique. Les médias italiens et internationaux évoquent une mort paisible, sans accident ni maladie déclarée. À 93 ans, le couturier s’est éteint discrètement, fidèle à l’élégance feutrée qui a toujours entouré sa vie privée.

Un géant de la mode italienne, entre glamour et discipline

Né le 11 mai 1932 à Voghera, Valentino Garavani fonde sa maison de couture à Rome en 1960. Très vite, son style se distingue. Des lignes pures, une féminité assumée, une obsession du détail et surtout ce rouge devenu signature mondiale, reconnaissable entre mille.

Il habille les plus grandes. Jacqueline Kennedy, Elizabeth Taylor, Sophia Loren, Claudia Schiffer, Anne Hathaway, Julia Roberts. La liste est interminable. Porter du Valentino, c’était afficher une certaine idée du luxe, pas tapageuse, mais ultra maîtrisée.

Dans un monde de la mode de plus en plus rapide, parfois brutal, Valentino incarnait une autre époque. Celle où une robe demandait des centaines d’heures de travail, et où la couture était presque une religion.

Une retraite en 2008, mais une aura intacte

Valentino quitte officiellement la scène en 2008 lors d’un défilé d’adieu à Paris, sous une pluie d’applaudissements. Mais même loin des podiums, son influence ne s’est jamais vraiment dissipée.

La maison Valentino, désormais dirigée par d’autres talents, continue de s’inspirer de son héritage. Et son nom reste associé à une vision très précise du glamour, à l’italienne, solaire, élégante, parfois presque hors du temps.

La mode pleure un monument, les hommages affluent

Depuis l’annonce de sa mort, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux. Créateurs, mannequins, acteurs, maisons de couture. Tous saluent un maître, un perfectionniste, un homme qui a façonné l’image de la haute couture italienne à l’international.

La disparition de Valentino intervient dans un contexte symbolique. Après la mort récente de Giorgio Armani, c’est toute une génération de créateurs historiques qui s’efface, laissant place à une mode plus conceptuelle, plus digitale, parfois moins émotionnelle.

Une élégance éternelle

Valentino Garavani n’était pas seulement un couturier. Il était une idée du beau, de la rigueur, du romantisme assumé. Sa mort laisse un vide immense, mais son héritage, lui, est gravé dans le tissu même de l’histoire de la mode.

Et quelque part, dans une robe rouge parfaitement coupée, Valentino continuera de vivre.