Sorti en 2022 et signé par Sylvie Verheyde, Stella est amoureuse s’impose comme une chronique adolescente à la fois sensible et brutale. Dans l’ambiance vibrante du Paris des années 80. Suite directe du film Stella (2008), cette nouvelle immersion suit l’héroïne dans ses 17 ans, entre bac et premières amours.
Mais la question qui brûle les lèvres de nombreux spectateurs reste la même. Comment se termine ce film à la fois lumineux et mélancolique ?
Une héroïne en quête de fuite
Tout au long du récit, Stella refuse de se laisser enfermer. Ni par le poids d’un bac qu’elle dit mépriser, ni par les dettes familiales laissées par son père, ni par l’avenir morose qui semble se dessiner. Sa seule respiration, ce sont les nuits électrisantes aux Bains Douches, où elle danse, observe et s’éprend d’André, jeune homme charismatique et insaisissable.
La fin : l’été comme dernier refuge
Le film se conclut loin du tumulte parisien. Stella s’évade en Italie, comme pour suspendre le temps. Sur la plage, elle savoure ces instants d’insouciance, protégée des pressions familiales et scolaires. Le bac ? L’avenir ? Tout est mis entre parenthèses. La réalisatrice choisit une fin ouverte, marquée par ce retour à la mer, qui agit comme un symbole de pure liberté. Stella n’a pas encore choisi sa voie, et c’est justement cette indécision qui devient sa force.
Une conclusion poétique et volontairement floue
Contrairement aux attentes classiques d’un récit initiatique, Stella est amoureuse ne propose pas de réponse définitive. Il ne s’agit pas de savoir si Stella réussira ses examens, ni même si sa relation avec André aura un avenir. Ce que la réalisatrice met en avant, c’est ce moment fragile et intense où l’adolescence touche à sa fin, où chaque instant semble encore pouvoir basculer.
Pourquoi cette fin nous a marqué ?
Cette conclusion nous a laissé partagé. D’un côté, on voulait une véritable résolution, d’un autre, on a adoré cette suspension dans le temps.
Cette fin reflète parfaitement l’adolescence, cet entre-deux où tout est possible et rien n’est certain. Le dernier plan en Italie agit comme une carte postale. Stella ne sait pas encore où elle va, mais elle a gagné quelque chose d’essentiel, la liberté d’inventer son propre chemin.





