C’est le genre de drama que seule une popstar de sa trempe peut retourner à son avantage. Ce mercredi 25 juin, Sabrina Carpenter a publié sur Instagram une nouvelle pochette alternative de son album à venir Man’s Best Friend, accompagnée de cette punchline divine : « Approuvée par Dieu ». À la croisée du sarcasme et du marketing bien rodé, ce geste vient éteindre un incendie médiatique… tout en l’attisant un peu plus.
Une image, une posture, une onde de choc
Flashback. Mi-juin, Sabrina dévoile la pochette officielle de son album. Une image ultra stylisée : elle est à quatre pattes devant un homme en costume, qui lui tient les cheveux. L’ambiance : un croisement entre pub Versace et affiche de film fétichiste chic. Mais sur TikTok, la photo déclenche un séisme.
« C’est humiliant pour les femmes. » « Ça glorifie la domination masculine. » « On a connu Sabrina plus inspirée. »
En quelques heures, la chanteuse devient la cible d’un débat musclé sur le féminisme, la sexualisation dans l’industrie musicale, et la limite entre empowerment et soumission stylisée.
Une nouvelle pochette, même reine – nouveau message
Plutôt que de s’expliquer longuement ou de s’excuser, Sabrina fait ce qu’elle sait faire de mieux : elle scénarise sa réponse. Et elle le fait avec style. La nouvelle cover ? Une photo en noir et blanc, digne d’un film des années 50. Elle y apparaît en robe à strass, au bras d’un homme en costume entouré d’autres silhouettes masculines. Posture droite, regard caméra, zéro geste provoc’.
Et surtout, cette légende : « Approuvée par Dieu. »
Sabrina Carpenter, entre sarcasme et sex-symbol 2.0
Faut-il encore le rappeler ? Depuis ses années Disney, Sabrina Carpenter a opéré une mue éclairante. Elle incarne aujourd’hui une pop espiègle, sensuelle, féministe et provoc’. Son univers, des clips où elle renverse les codes genrés, des paroles sur le sexe, le pouvoir et les mecs toxiques, le tout avec une esthétique de diva vintage réinventée.
Quand Rolling Stone lui tend le micro pour leur numéro d’été (où elle apparaît totalement nue, au passage), elle répond cash : « Ce sont ces chansons que vous avez streamées en boucle. De toute évidence, c’est vous que ça obsède. »
Ce que ça raconte de notre époque
L’affaire Carpenter, ce n’est pas juste un clash sur Instagram. C’est le miroir d’une génération ultra-connectée, où chaque image devient un manifeste. Où la ligne entre performance artistique et discours militant est de plus en plus fine. La moindre provocation est disséquée, remise en contexte, débattue en vidéo d’une minute trente.
Mais Sabrina garde le contrôle du récit. En une photo et deux mots bien choisis, elle retourne la polémique à son avantage, transforme la critique en campagne virale, et prouve qu’en 2025, l’arme la plus puissante d’une popstar n’est ni sa voix, ni ses clips… c’est sa stratégie narrative.



