Depuis quelques jours, ça sent un peu le sapin du côté des relations entre Henri Leconte et Nelson Monfort. Et pas à cause d’un mauvais set. Non, cette fois, ce sont les mots qui volent plus vite que les balles sur le court Philippe-Chatrier.
La pique qui fait mal : « Qui est Henri Leconte pour faire la morale ? »
Tout est parti d’une interview donnée par Nelson Monfort sur Europe 1, dans laquelle il revient sur un vieux dossier du tennis français : l’affaire Richard Gasquet, en 2009. Pour ceux qui auraient oublié, le jeune prodige de l’époque avait été contrôlé positif à la cocaïne — un vrai choc médiatique à l’époque.
Henri Leconte, jamais avare en déclarations cash, avait alors balancé :
« Quand on joue avec le feu, on se fait prendre, qu’il assume les conséquences… »
Une phrase qui avait fait grincer des dents — à commencer par celles de Gasquet lui-même, qui a confié plus tard avoir eu envie de le tuer sur le coup.
Mais là où c’est intéressant, c’est que Monfort, 15 ans plus tard, n’a pas du tout oublié. Et quand il évoque cette sortie, il sort le scalpel :
« Est-ce qu’il peut vraiment donner des leçons ? Ce n’est pas le joueur le plus confraternel que je connaisse ! Qui est Henri Leconte pour s’ériger en censeur ? »
Deux visions, deux générations ?
Ce clash n’est pas juste une querelle d’anciens. Il révèle aussi deux approches très différentes du rôle public des figures du sport. D’un côté, Monfort prône la discrétion, le soutien dans les moments durs. De l’autre, Leconte n’hésite jamais à commenter, critiquer, balancer — quitte à froisser.
C’est aussi une opposition entre deux figures emblématiques de Roland-Garros. Leconte, le joueur fantasque, au palmarès inégal mais au franc-parler culte. Monfort, le journaliste élégant, toujours là pour traduire une émotion, une anecdote, un petit mot en anglais, espagnol ou italien à la volée.
Autant dire que quand ces deux-là se frottent, ça ne peut pas faire dans la dentelle.
Ambiance glaciale en coulisses
Ce qui est sûr, c’est que cette sortie de Monfort n’est pas anodine. Elle montre que derrière les sourires de plateaux télé et les clins d’œil en zone mixte, il reste des tensions, des rancunes, des désaccords profonds.
On ne sait pas encore si Henri Leconte répondra publiquement. Il en est tout à fait capable — et on connaît sa verve. Mais pour l’instant, c’est silence radio de son côté.
Et pendant ce temps-là…
Monfort, lui, continue d’être célébré. Il sera présent ce dimanche pour l’hommage à Rafael Nadal, sur le Central. Une sorte de passage de flambeau symbolique, pour celui qui a été la voix et la classe des après-matchs pendant plus de 30 ans.
Et toi, tu trouves ça normal de ressortir un vieux dossier pour remettre quelqu’un à sa place ? Ou bien tu trouves que Monfort a bien fait de dire ce que tout le monde pensait tout bas ?





