La 76e édition du Critérium du Dauphiné s’est élancée ce dimanche 8 juin depuis Domérat. Une première étape de 195,8 km marquée par une échappée tricolore. Une course animée dans le final et une arrivée jugée à Montluçon, sous le signe de la tension.
Une mise en route tonique pour le peloton
À peine le départ réel donné, le ton de la journée est annoncé. Offensive immédiate de deux coureurs français, Paul Ourselin (Cofidis) et Pierre Thierry (Arkéa-B&B Hotels). À eux deux, ils vont former l’unique échappée du jour, prenant rapidement une avance de 3 minutes sur un peloton bien décidé à ne pas leur laisser trop de champ libre.
L’étape, relativement roulante malgré plusieurs petites bosses en milieu et fin de parcours, s’annonçait favorable aux puncheurs-sprinteurs. Une configuration classique pour un début de Dauphiné. Souvent utilisée par les équipes pour tester les jambes après plusieurs semaines sans compétition pour certains leaders.
Ourselin prend les pois, Thierry montre les crocs
Sur les hauteurs de Domérat et Buffon, les deux fuyards vont se disputer les points du classement de la montagne. Paul Ourselin sortira vainqueur de ce duel à distance, endossant le premier maillot à pois de l’édition 2025. Un objectif qu’il avouera d’ailleurs avoir en ligne de mire dès le briefing du matin.
De son côté, Pierre Thierry n’a pas démérité, montrant beaucoup d’envie dans les ascensions. Le jeune coureur d’Arkéa confirme sa progression et son profil de baroudeur actif.
Le peloton verrouille, Lidl-Trek dicte la cadence
Derrière, la machine s’est mise en route à l’approche du circuit final autour de Montluçon. Lidl-Trek, Israel–Premier Tech et Jayco AlUla ont pris les choses en main, avec un objectif clair : une arrivée pour Jonathan Milan, voire Ethan Vernon. La Côte de Buffon, pourtant raide (600 m à 8,6 %), n’aura pas suffi à créer de réelles cassures.
Dans les 20 derniers kilomètres, l’allure s’est franchement accélérée, forçant les équipes de leaders à remonter. Geraint Thomas (Ineos), Sepp Kuss (Visma | Lease a Bike) ou encore Romain Bardet (dossard 1 de cette édition) sont restés au chaud, sans se montrer, comme attendu.
Une arrivée nerveuse en faux plat montant
Malgré une tentative isolée de Hugo Toumire (Cofidis) à 10 km de l’arrivée, l’explication finale se joue dans les 2 derniers kilomètres, légèrement en montée. L’énorme gabarit de Jonathan Milan s’impose avec autorité.
Grâce au travail parfait de ses équipiers, l’Italien décroche sa première victoire sur le Dauphiné et prend du même coup le maillot jaune de leader.
Le podium est complété par Bryan Coquard, bien placé mais un peu juste dans les derniers hectomètres, et Corbin Strong (Israel–PT), rapide mais mal positionné au moment clé.





