Pete Davidson s’est laissé aller à une prédiction qui fait déjà parler. Invité du podcast This Past Weekend animé par Theo Von, l’ancien membre du Saturday Night Live a estimé que Walton Goggins pourrait bientôt connaître le même phénomène que Pedro Pascal. Une montée fulgurante dans la popularité, suivie d’un retour de bâton brutal de la part du public.
Pedro Pascal, de “daddy” adoré à star surexposée
Au micro, Davidson a rappelé le parcours de Pedro Pascal, devenu en quelques années l’un des visages les plus bankables d’Hollywood. D’abord reconnu pour son travail acharné dans des seconds rôles, l’acteur a explosé avec des productions majeures comme The Mandalorian ou The Last of Us. Sa popularité a été telle que les réseaux sociaux l’ont propulsé au rang de figure culte, surnommé “daddy” par ses fans.
Mais selon Davidson, cette surexposition a rapidement engendré un effet inverse : “Et puis un an plus tard, il est dans tout, parce qu’il est hot et big, et tout le monde dit : ‘Va-t’en, mec’”, a-t-il lancé, sans détour. Pour lui, la machine médiatique consomme trop vite ses propres stars, au risque d’user le public.
Walton Goggins, prochain sur la liste ?
C’est à ce moment que Davidson a cité Walton Goggins comme la prochaine cible de ce cycle hollywoodien. Révélé depuis longtemps pour ses rôles marquants dans The Shield, Justified ou encore Django Unchained, l’acteur vit depuis peu une véritable renaissance médiatique.
Avec sa performance remarquée dans la série événement Fallout produite par Amazon, et son arrivée prochaine dans la saison 3 de The White Lotus, Goggins attire enfin la lumière qu’il mérite après trois décennies de carrière discrète mais solide. Davidson estime toutefois que cette ascension fulgurante pourrait se retourner contre lui : “Ils vont le faire avec Walton Goggins, il sera le prochain. On construit tout le monde et maintenant c’est si rapide de retourner sa veste. Ça se fait en quelques mois.”
La mécanique du “build up / backlash”
La remarque de Davidson met en lumière un phénomène bien connu dans l’industrie du divertissement : le cycle de l’adoration puis du rejet. Les réseaux sociaux y jouent un rôle central, amplifiant la vitesse à laquelle une star devient omniprésente… puis l’objet d’un ras-le-bol collectif.
Pour Pedro Pascal, cette “fatigue” médiatique n’a pas empêché sa carrière de continuer sur les chapeaux de roue. Mais l’acteur chilien a lui-même reconnu qu’il devait apprendre à gérer cette soudaine visibilité, après des années de galères. “Il faut laisser aux gens le temps de s’ajuster à ce niveau de célébrité”, insiste Davidson, rappelant que derrière l’image publique, il y a des individus qui doivent apprivoiser leur notoriété.
Pete Davidson, une expérience personnelle
L’humoriste parle aussi d’expérience. Propulsé très jeune dans la lumière grâce au SNL, il a connu une surexposition encore accentuée par sa relation très médiatisée avec Ariana Grande. “Personne ne parlait de mon travail, on disait juste : ‘C’est le mec de la pop star’. Ça m’a fait mal”, a-t-il reconnu dans le podcast.
Cette confession donne un poids particulier à son analyse. Davidson connaît le revers brutal de la célébrité quand elle devient un objet de consommation, plutôt qu’une reconnaissance artistique.
Un avertissement plus qu’une attaque
Si certains ont pu voir dans cette sortie une pique adressée à Pedro Pascal ou à Walton Goggins, le ton de Davidson relève davantage de la mise en garde que de la critique. Son propos souligne surtout les excès d’un système médiatique qui propulse les talents aussi vite qu’il les épuise.
Walton Goggins, à 63 ans, a peut-être un avantage par rapport à d’autres stars propulsées plus jeunes. Celui d’une carrière construite sur la durée, avec une reconnaissance critique solide.
Reste à voir si l’emballement actuel autour de son nom le conduira vraiment au “syndrome Pascal”, ou si son parcours atypique lui permettra d’y échapper.
