Dans le cadre de la Semaine bleue, rendez-vous national dédié aux aînés, Carquefou propose une exposition poétique et pleine de nostalgie. Son nom ? Sacrés Baraques. Les artistes plasticiens David Mansot et Yves Caillaud y revisitent les cabanes de notre enfance, ces abris bricolés qui faisaient naître des mondes entiers avec trois planches et une couverture.
Quand l’habitat devient mémoire
À travers la sculpture et le dessin, Mansot et Caillaud interrogent le visiteur sur son rapport intime à l’architecture. Mais aussi à ses souvenirs et à ses rêves. Le premier, ébéniste de formation devenu architecte d’intérieur puis « artiste-cabaniste ». Il fabrique de petites constructions minutieusement détaillées, véritables dentelles de matériaux récupérés. Le second, peintre et collagiste, assemble papiers pliés et découpés en sculptures murales qui rappellent des alvéoles irrégulières, riches en couleurs et textures.
Ensemble, ils racontent des histoires de cabanes, où l’imaginaire et la mémoire se croisent. Une manière subtile de souligner que l’habitat n’est pas seulement une question de murs et de toits, mais aussi de vécu, de transmission et d’émotions.
Un clin d’œil à toutes les générations
La Semaine bleue, organisée chaque année partout en France, a pour ambition de mettre en lumière la place des personnes âgées dans la société et de favoriser les rencontres intergénérationnelles.
En invitant le public à replonger dans les souvenirs d’enfance, l’exposition Sacrés Baraques s’inscrit parfaitement dans cette dynamique. Elle offre aux aînés un espace pour partager leurs propres histoires de cabanes, tout en éveillant la curiosité des plus jeunes.
Infos pratiques
Sacrés Baraques est visible jusqu’au 26 octobre au Manoir des Renaudières à Carquefou. L’exposition est ouverte les mercredis, samedis et dimanches, de 14 h à 18 h. Un atelier de création pour enfants (à partir de 8 ans) est programmé le mercredi 22 octobre à 15 h, avec inscriptions à partir du 29 septembre sur le site de la Ville.
Un rendez-vous artistique, mais aussi profondément humain, qui illustre l’esprit de la Semaine bleue. Faire dialoguer les générations autour d’expériences communes et de souvenirs universels.
