À 45 ans, Nicoletta Romanoff, actrice, maman et descendante des Romanov, revient sur une blessure qui ne cicatrise jamais, la mort de son frère Enzo, à seulement 21 ans.
Invitée de l’émission La Volta Buona, elle évoque son parcours entre douleur, foi et renaissance.
« La perte de mon frère a bouleversé ma vie »
C’est un souvenir précis, presque figé dans le temps, qui ouvre le récit : le bal de débutante, à 18 ans, alors que sa famille semble encore « parfaitement intacte ». Mais quelques années plus tard, en 1997, tout bascule. Enzo Manfredi, son frère aîné, met fin à ses jours à 21 ans.
« Il n’y a rien de plus dévastateur que la perte de mon frère. C’était un garçon magnifique. Il était mon bouclier. »
Le souvenir des obsèques reste gravé dans sa mémoire.n cercueil sur un prato (pelouse) romain, en plein air, entouré de jeunes de leur école.
Une adolescente fauchée par le chagrin
Après ce drame, Nicoletta dit ne jamais avoir eu d’adolescence classique. Dans son livre autobiographique, Come il tralcio alla vite. La sfida di rimanere in cammino con Dio, Nicoletta Romanoff parle pour la première fois à cœur ouvert.
Elle y raconte comment la foi en Dieu a été son seul appui dans les moments les plus sombres.
Aujourd’hui, celle qu’on a découverte dans le film Ricordati di me est avant tout maman de quatre enfants, un rôle qu’elle chérit plus que tout.
« Mes enfants sont ma force. Grâce à eux, j’ai appris à regarder la vie autrement, avec plus de paix. »
Un témoignage sincère, entre douleur, foi et espoir
En partageant cette histoire intime, Nicoletta Romanoff brise un tabou. Celui du suicide dans une famille aimante, du deuil impossible, et du rôle de la foi et de la maternité.
Son récit est celui d’une femme en quête de sens, marquée à vie par un drame.





