Muse flop lamentablement au Hellfest : un concert en enfer pour le groupe britannique

la Rédaction

Annoncés comme les ovnis de la programmation du Hellfest 2025, Muse avait une lourde tâche : convaincre les puristes du métal qu’ils méritaient leur place à Clisson. Malheureusement, entre problèmes de son répétés, setlist douteuse et performance en demi-teinte, le trio anglais a offert un show… difficile à défendre.

Muse au Hellfest 2025 : trop pop pour les métalleux ?

Dès l’annonce de leur venue, le débat faisait rage : Muse, c’est du rock alternatif musclé, certes, mais pas franchement métal. 

Le public allait-il suivre ? La réponse est oui : la foule était au rendez-vous, bigarrée, entre fans hardcore et curieux venus tendre l’oreille. L’occasion était historique : c’était la première fois que le groupe jouait au Hellfest.

Une entrée en scène ratée (et inaudible)

Il est 23h05 quand Matthew Bellamy, guitare en main, attaque le show. Mais dès les premières secondes, c’est le drame sonore : les enceintes crachent un son mal mixé, la voix du frontman est étouffée, les riffs sont noyés. 

Et le premier morceau, « Unravelling », tout nouveau single mou du genou, vient plomber l’ambiance. Il faut le dire franchement : commencer par une nouveauté aussi tiède, c’était un move suicidaire.

Des tubes… étouffés par la technique

Même les morceaux mythiques comme « Stockholm Syndrome », « New Born », « Time Is Running Out » ou « Hysteria » n’ont pas réussi à retourner la situation. Les paroles sortaient plus fort des bouches du public que des micros de la scène. 

Certains ont même retiré leurs bouchons d’oreilles pour tenter de distinguer les sons. C’est dire.

Mention spéciale à « Hysteria », pourtant taillé pour faire exploser la fosse, qui a juste fait lever un sourcil… de dépit.

Des choix artistiques pas toujours inspirés

En voulant à tout prix prouver leur légitimité dans ce temple du métal, Muse a sorti une setlist bien plus “lourde” que d’habitude, zappant certains titres cultes (où était « Bliss », sérieusement ?) au profit de morceaux plus “rentre-dedans” mais moins marquants.

Petit moment de grâce malgré tout : la reprise de « Stranded » de Gojira, en hommage aux patrons du metal français. Là, Muse touche juste. Enfin.

Mais la bonne volonté ne suffit pas quand le mix son est désastreux et que des morceaux comme « Isolated System » se retrouvent remixés à la sauce techno douteuse par leur producteur Dan Lancaster.

Uprising… ou pas

Le final, avec « Uprising » et « Knights of Cydonia », aurait pu sauver les meubles. Mais encore une fois, la voix étouffée, les solos inaudibles et l’ambiance plombée ont empêché tout envol.

Même les fans les plus indulgents en sont sortis frustrés. Et les haters, eux, peuvent jubiler : Muse n’a pas su faire taire les critiques sur sa présence au Hellfest. Pire, ils les ont confirmées.

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