Macron défend Castaner (et Shein) face à Hugo Clément : « C’est un peu nul ce que vous faites »

la Rédaction

Invité en prime time sur France 2 le 10 juin, en direct de la conférence de l’ONU sur l’océan (paradoxal vu le sujet…), Emmanuel Macron s’est fendu d’une défense musclée de son ancien ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. 

L’ex-membre du gouvernement vient d’être recruté par… Shein. Oui, Shein, l’emblème mondial de la fast fashion, cette industrie aussi toxique pour l’environnement que pour les droits sociaux.

Clash en direct avec Hugo Clément

 Face à Hugo Clément, qui a osé poser la question qui fâche à propos de l’acien premier ministre, Macron a répondu cash :

« C’est un peu nul ce que vous faites. »

Pour lui, pas question de juger les reconversions post-gouvernement : « C’est sa vie, pas la mienne. » Traduction : Castaner peut bien bosser pour l’entreprise la plus critiquée d’Internet, tant qu’il ne fait pas de vagues à l’Élysée, ça passe.

Pantouflage, quand tu nous tiens…

Shein, c’est pas juste un vendeur de t-shirts à 2€. C’est aussi un mastodonte du lobbying, notamment contre la loi en cours d’examen visant à encadrer la fast fashion. Et qui retrouve-t-on mêlé à ça ? Christophe Castaner, via sa boîte de conseil. 

Hasard ou coïncidence ? Les ONG comme Les Amis de la Terre et l’Observatoire des multinationales ont flairé l’entourloupe et saisi la HATVP (le gendarme de la transparence publique).

Macron vs. la HATV

Le Président a d’ailleurs profité de l’interview pour tacler cette autorité indépendante, sous prétexte qu’elle compliquerait la vie des ex-politiques. Petit message à peine crypté, laissez les anciens ministres pantoufler en paix. Le job chez Shein ? Circulez, y’a rien à voir.

Et pendant ce temps, la loi se vide de son sens. Le texte contre la fast fashion a été adopté au Sénat mais… bien « détricoté », comme le disent les ONG. Exit certaines pénalités financières prévues (jusqu’à 10 € par produit en 2030).