Un coup de théâtre a secoué l’Assemblée Nationale ce mardi 10 juin. Alors que la commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs poursuivait ses travaux, l’audition de l’influenceur Isac Mayembo, plus connu sous le pseudonyme d’Alex Hitchens, a pris une tournure inattendue.
Participe en visioconférence depuis Dubaï, il a brutalement mis fin à l’échange, provoquant la stupéfaction des parlementaires.
Un serment hésitant, prélude à la tension
Dès les premières minutes, l’ambiance était particulière. Invité à prêter serment, Alex Hitchens a eu un moment d’hésitation, confondant sa droite et sa gauche. Une anecdote qui a circulé, et qui a peut-être inconsciemment donné le ton d’une audition qui allait rapidement déraper.
Convoqué, comme d’autres figures de l’influence telles que Nasdas ou AD Laurent, pour apporter son éclairage sur l’impact des réseaux sociaux sur la jeunesse, Alex Hitchens était attendu sur des sujets sensibles. La monétisation de ses contenus, les pratiques de son agence, et les messages véhiculés auprès d’une audience souvent très jeune.
L’étincelle : Quand le dialogue se rompt
La tension est montée crescendo. Des sources proches de la commission décrivent des échanges de plus en plus vifs. Tandis qu’Alex Hitchens tentait d’expliquer son modèle, de justifier certaines approches, le ton des questions parlementaires est devenu plus incisif. L’influenceur aurait perçu ces interpellations comme des « attaques » personnelles plutôt que de simples interrogations.
Le point de non-retour a été atteint lorsqu’un parlementaire, alors qu’Alex Hitchens tentait de développer un argument, l’aurait directement coupé pour le « contre-attaquer » avec une nouvelle question, remettant en cause ses propos.
Une confrontation directe qui aurait agacé profondément l’influenceur. Face à ce qu’il a visiblement ressenti comme une impossibilité de s’exprimer sereinement, Alex Hitchens a purement et simplement coupé sa connexion, quittant l’audition en plein direct.
Réaction de l’Assemblée : suspension et rappel à l’ordre
Le geste a été immédiat et sans appel. Le président de la commission a suspendu la séance, visiblement contraint de gérer une situation inédite.
« On va devoir le recontacter et lui apprendre qu’on ne quitte pas une audition parlementaire sans en avoir reçu la permission », a-t-il déclaré, soulignant la gravité de cet acte.
Un témoin convoqué par une commission d’enquête est en effet tenu par des obligations et ne peut pas se soustraire à l’exercice sans autorisation.
L’Assemblée Nationale devra maintenant décider des suites à donner à ce départ prématuré. Alex Hitchens sera-t-il rappelé ? Et si oui, sous quelles conditions ? L’affaire est loin d’être close.





