Liam Neeson en Frank Drebin : On vous explique la fin (complètement givrée) du nouveau « Y a-t-il un flic » !

AM.wiss

Oubliez le justicier implacable de Taken. En 2025, Liam Neeson range son fusil d’assaut pour la peau de banane dans le reboot très attendu de « Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? ». Entre nostalgie des années 80 et humour absurde moderne, le pari d’Akiva Schaffer est-il réussi ?

Le retour d’une légende… avec un nouveau visage

Il fallait une sacrée dose d’audace (ou un grain de folie) pour oser toucher au monument Leslie Nielsen. Pourtant, c’est bien Liam Neeson qui a relevé le défi cette année en incarnant Frank Drebin Jr. Sous la houlette du réalisateur Akiva Schaffer (le génie derrière les Lonely Island), le film parvient à ressusciter l’esprit « ZAZ » (Zucker, Abrahams et Zucker) tout en l’adaptant aux codes de 2025.

Dès les premières minutes, le ton est donné : le sérieux imperturbable de Neeson, confronté à des situations d’un ridicule absolu, crée un décalage comique irrésistible. On craignait la parodie de trop, on se retrouve face à un hommage vibrant qui ne se prend jamais au sérieux.

Un casting surprenant et une Pamela Anderson rayonnante

La grande surprise de ce cru 2025, c’est sans conteste Pamela Anderson. Dans le rôle de Beth, l’intérêt romantique de notre policier maladroit, elle livre une performance pleine d’autodérision qui rappelle ses meilleures heures. Sa chimie avec Liam Neeson est aussi improbable qu’efficace, jouant sur les codes du film noir avec une légèreté rafraîchissante.

Le film ne lésine pas non plus sur les caméos. Sans trop en dévoiler pour ne pas gâcher le plaisir des spectateurs, attendez-vous à croiser des figures bien connues de la pop culture actuelle et des légendes du sport, tous venus se prêter au jeu du « slapstick » (comique de répétition et chutes physiques).

Un duel final au sommet du n’importe quoi

L’intrigue culmine lors d’un match de MMA. Le grand méchant, Richard Cane (interprété par un Danny Huston délicieusement odieux), s’apprête à activer le P.L.O.T. Device, une machine capable de manipuler les instincts de la foule pour instaurer un chaos mondial et asseoir le pouvoir des élites.

Alors que Frank Drebin Jr. semble acculé, le film bascule dans le fantastique absurde. Frank invoque l’esprit de son père, qui se réincarne… en hibou. Cet oiseau providentiel surgit pour aveugler Cane avec une attaque de fiente en plein vol, permettant à notre héros de neutraliser le vilain d’un seul coup de poing. Une résolution qui rend un hommage direct au style « ZAZ » (Zucker, Abrahams, Zucker) où la logique n’a pas sa place.

Beth et Frank : L’amour plus fort que la vengeance

Aux côtés de Neeson, Pamela Anderson (Beth) prouve qu’elle n’a rien perdu de son aura. Dans les derniers instants, elle s’apprête à achever Cane pour venger son frère, mais Frank la raisonne dans un discours aussi pompeux qu’inutile. Ensemble, ils inversent les réglages du P.L.O.T. Device.

Au lieu du chaos, la machine diffuse une onde de « paix et d’amour » universelle. Les spectateurs de l’arène s’enlacent, et même les pires criminels se mettent à chanter.

Un prochain opus est déjà en discussion dans les couloirs de la Paramount, seriez-vous prêt pour une suite ?

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