Depuis quelques jours, une série venue tout droit de l’autre bout du monde squatte tranquillement le top 10 Netflix. Sans gros marketing ni stars hollywoodiennes en tête d’affiche. Son nom ? Les Survivants (The Survivors en VO), un thriller australien aussi beau que glaçant, qui a débarqué le 6 juin sur la plateforme.
Si t’as aimé Broadchurch, Top of the Lake ou les ambiances où les secrets remontent à la surface comme des cadavres dans une crique, c’est probablement ta prochaine obsession.
Bienvenue à Evelyn Bay (et bon courage pour en repartir)
L’intrigue prend place dans une petite ville fictive de Tasmanie, Evelyn Bay, qui aurait tout d’une carte postale… si elle n’était pas hantée par un drame survenu quinze ans plus tôt.
Kieran Elliott, le personnage principal, revient dans sa ville natale avec sa compagne et leur bébé. Mais pas le temps de se remettre des embruns marins, le corps d’une jeune femme est retrouvé sur la plage. Et là, tout part en vrille.
Flashbacks, tensions avec les anciens potes, regards qui fuient et souvenirs enfouis, tout refait surface. Le passé que Kieran pensait enterré revient le hanter, et le spectateur plonge dans une enquête aux multiples couches, où personne n’est totalement innocent.
Plus malin que ça en a l’air
Ce qui fait le sel de Les Survivants, c’est justement ce mélange bien dosé entre drame intime et thriller psychologique. Pas besoin de flics en costard-cravate ou de tueurs en série excentriques.
Ici, ce sont les silences, les non-dits et les regards qui font le boulot. La série est adaptée du roman de Jane Harper, autrice australienne déjà connue pour The Dry (porté à l’écran avec Eric Bana). Chaque épisode prend le temps de poser les ambiances, les relations, les blessures.
Le casting : pas de stars
Le rôle principal est tenu par Charlie Vickers (que tu as peut-être croisé dans Les Anneaux de Pouvoir). Il est accompagné de Yerin Ha (vue dans Halo), Shannon Berry, Robyn Malcolm…. Des visages encore peu connus, mais tous super convaincants.
Mention spéciale à la bande-son et aux décors naturels (falaises, plages battues par les vents, lumière crue…). On a presque l’impression de sentir le sel sur la peau.





