L’affaire qui secoue l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) prend un nouveau tournant. Après son interpellation le 29 juillet 2025 à Paris pour achat de cocaïne à un mineur de 17 ans, Laurent Vallet, président de l’INA depuis 2015, a été suspendu de ses fonctions par la ministre de la Culture, Rachida Dati.
Une décision politique forte
L’annonce est tombée le 12 août 2025. La ministre justifie cette mesure par la nécessité de préserver “la sérénité de l’institution” en attendant les suites judiciaires. Une suspension rare dans ce type de dossier, qui souligne la sensibilité politique et médiatique de l’affaire.
Laurent Vallet, dans un bref communiqué, a indiqué “prendre acte” de la décision et se conformer à toutes les obligations que la justice jugera nécessaires.
Retour sur l’affaire
Le 29 juillet, les policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) suivaient un adolescent déjà connu pour trafic de stupéfiants dans le 12ᵉ arrondissement de Paris. Ils l’observent effectuer une transaction avec un homme, qui n’est autre que Laurent Vallet.
La filature se poursuit jusqu’à un immeuble avenue Ledru-Rollin. Quelques minutes après y être entré, Vallet ressort… et est immédiatement interpellé. Dans ses affaires : 600 € de cocaïne.
Une injonction thérapeutique prévue en septembre
Plutôt qu’un procès classique, Laurent Vallet a été orienté vers une injonction thérapeutique — une mesure souvent appliquée lors d’une première interpellation pour usage de stupéfiants.
Il doit comparaître début septembre devant le tribunal judiciaire de Paris pour officialiser cette procédure.
Une crise pour l’INA
En attendant, l’INA se retrouve sans président à sa tête. L’institution, chargée de conserver et valoriser le patrimoine audiovisuel français, voit son image fragilisée.
Cette suspension, inédite dans son histoire récente, montre que l’affaire Vallet dépasse le cadre judiciaire : elle devient aussi un sujet institutionnel et politique.





