La Fée : comment se termine l’histoire de Dom et Fiona ?

la Rédaction

Diffusé ce soir à la télé, La Fée (2011) est un ovni cinématographique venu tout droit de l’univers déjanté de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy. Mélange de burlesque à la Tati, de poésie urbaine et d’humour absurde, ce film franco-belge nous plonge dans une love story pas comme les autres, entre un veilleur de nuit un peu paumé et une mystérieuse fée pieds nus. Mais au fond, comment se termine vraiment l’histoire de Dom et Fiona ?

Une fée, trois vœux… et beaucoup d’amour

Tout commence quand Fiona débarque un soir à l’hôtel où Dom travaille. Elle se dit fée (oui oui), lui accorde trois vœux, puis disparaît comme elle est venue. Deux vœux sont exaucés — dont un pour un scooter et un sandwich (ça donne le ton) — mais le troisième reste en suspens. 

En parallèle, un truc encore plus fort se passe, Dom tombe amoureux. Et clairement, ça vaut plus que n’importe quel souhait magique.

Course-poursuite surréaliste

Quand Fiona disparaît, Dom part à sa recherche. Après une série de péripéties à la Charlie Chaplin version Le Havre, il finit par la retrouver… internée à l’hôpital psychiatrique. Pas étonnant, vu qu’elle affirme être une fée, hein. Mais Dom ne lâche rien : il l’aide à s’évader dans une séquence aussi drôle que touchante.

Surprise, Fiona est enceinte et Dom est le père. Et là, l’aventure prend un virage encore plus tendre et absurde. Le couple fuit les autorités dans un ballet burlesque au rythme des gags visuels, des dialogues minimalistes et d’une poésie constante.

Naissance magique dans un photomaton

Clou du film, Fiona accouche dans un… photomaton. Un moment aussi WTF que poétique, dans la lignée du ton du film. C’est décalé, c’est touchant, c’est tout ce que La Fée cherche à être depuis le début.

Le dernier plan les montre sur une plage, avec leur bébé, regardant l’horizon. Pas de grands discours, pas de morale appuyée. Juste une image douce, suspendue dans le temps, où tout semble possible. Dom n’a jamais formulé son troisième vœu, mais on comprend qu’il s’est réalisé. Une famille, un amour sincère, et une vie un peu folle mais libre.

Une conclusion à leur image

La fin de La Fée n’est pas là pour nous asséner une vérité ou tout expliquer. Elle nous laisse avec un sourire, une larme peut-être, et l’envie de croire que l’improbable peut arriver, même dans un monde gris. 

Dom et Fiona, dans leur marginalité, créent leur propre conte de fées. Et franchement, c’est bien plus puissant qu’un vœu exaucé.