Le couperet est tombé ce 31 juillet 2025, la justice irlandaise a rejeté l’appel de Conor McGregor. Confirmant qu’il est bien civilement responsable du viol de Nikita Hand, une femme de 35 ans qui l’accusait de l’avoir agressée sexuellement dans un hôtel de Dublin en décembre 2018. Ce jugement ne relève pas du pénal. Donc aucune condamnation à une peine de prison. Mais le verdict est clair, McGregor est déclaré coupable au civil. Et cette fois, il ne pourra plus faire appel.
Qu’est-ce qu’il encourt ?
C’est la Cour d’appel de Dublin qui a confirmé le jugement rendu en novembre 2024, dans lequel un jury avait condamné la star du MMA à verser environ 248 000 euros de dommages-intérêts à la plaignante, ainsi qu’à prendre en charge plus de 1,3 million d’euros de frais juridiques. Lors de cette première décision, les jurés avaient conclu que l’athlète avait « violé sans consentement » la jeune femme, dans une suite d’hôtel, après une soirée dans un bar de la capitale. McGregor avait toujours nié les faits.
Un recours qui n’a pas marché
Dans son recours, la défense s’appuyait sur cinq arguments juridiques : des imprécisions dans les consignes données au jury, l’introduction de déclarations « no comment » faites lors de l’interrogatoire policier, ou encore l’exclusion de nouveaux éléments de preuve qu’elle jugeait déterminants. Rien de tout cela n’a convaincu les juges, qui ont rejeté les points les uns après les autres. L’un des magistrats a même qualifié certains arguments de la défense de « déliés comme de la dentelle » (“gossamer-thin”).
La victime satisfaite de cette condamnation
Dans une déclaration poignante, Nikita Hand a exprimé un profond soulagement : « Aujourd’hui, je peux enfin essayer de me reconstruire. J’espère que d’autres survivants auront le courage de parler. Vous n’êtes pas seuls. » Pendant toute la durée de la procédure, la jeune femme a dû faire face à un flot d’insultes, de harcèlement en ligne et de campagnes de discrédit, dont certaines orchestrées par des proches de McGregor.
Une chute publique déjà entamée
À ce stade, le combat de McGregor ne se joue plus dans une cage, mais dans les couloirs de la justice. Et il semble le perdre sur tous les fronts. Plusieurs sponsors ont rompu leurs contrats depuis le premier verdict, et sa marque de whisky a disparu des rayons de certaines grandes enseignes irlandaises. Même les créateurs du jeu vidéo Hitman, dans lequel il devait faire une apparition, ont coupé les ponts.
McGregor n’a pas encore réagi publiquement à cette décision. Mais une nouvelle plainte pourrait bientôt l’ébranler davantage. Nikita Hand a récemment déposé une nouvelle action judiciaire, cette fois pour « abus du processus légal », l’accusant d’avoir tenté de manipuler le déroulement de l’appel par des pressions et des falsifications de preuves. Un second front judiciaire, qui pourrait, lui, avoir des conséquences plus lourdes.




