La Découverte de la Chouette d’Or au cinéma : retour sur 30 ans de chasse effrénée

la Rédaction

Après 31 ans de sueur, de théories farfelues et de pelles dégainées à tout-va, la Chouette d’Or a enfin été découverte. Oui, cette foutue chouette planquée quelque part en France depuis 1993. 

Pour marquer le coup, un film-documentaire vient de sortir au cinéma ce 02 mai La Découverte de la Chouette d’Or. Retour sur l’une des plus longues chasses au trésor de l’histoire, devenue culte pour certains, obsession pour d’autres.

Comment ça a commencé cette histoire ?

Tout commence en 1993, quand Max Valentin (de son vrai nom Régis Hauser), lance un défi complètement fou : résoudre 11 énigmes pour localiser une contremarque – une chouette en bronze – enterrée quelque part dans l’Hexagone. 

Le gagnant pourra l’échanger contre une sculpture en or massif, argent, diamants et rubis, estimée à environ 150 000 €. Une œuvre de ouf, réalisée par l’artiste Michel Becker, et qui fera baver toute une génération de rêveurs.

Sauf que petit bémol, les énigmes sont corsées (vraiment corsées). Pas juste une grille de mots croisés. Des trucs à base de géométrie, de références historiques obscures, de décodages alambiqués

Une communauté se crée… Sur 30 ans

Les années passent, la communauté des chouetteurs grandit, échange sur des forums, part en expéditions, fouille des forêts, des plages, des caves, parfois à la limite de la légalité

Des communes, comme Dabo en Moselle, finissent même par interdire les fouilles tant ça devient n’importe quoi.

Pendant ce temps-là, Max Valentin meurt en 2009 sans jamais avoir révélé la solution. L’affaire semble tourner au mythe jusqu’à ce jour de 2024, où un anonyme contacte Michel Becker avec la bonne solution. La chouette est localisée, déterrée, et la chasse prend (enfin) fin. 

Un film documentaire sort ce 02 mai pour en parler

Car ce 2 mai, les chasseurs reprennent du service avec une nouvelle quête, annoncée dans le film La Découverte de la Chouette d’Or

On y retrace l’épopée de la première chasse, avec ses rebondissements dignes d’une série Netflix, et on y dévoile aussi une première énigme, donnant le coup d’envoi d’un second round. Et devinez quoi ? Il y a encore une chouette à gagner, d’une valeur estimée entre 250 000 et 300 000 €, conçue par la maison Christofle. 

Sauf que tout le monde n’est pas au taquet. Certains chouetteurs vétérans crient à la récup’ commerciale, au manque de magie, à l’esprit plus marketing que mystique. D’autres, au contraire, voient là une chance de redonner un second souffle à la légende.

La fièvre de la chouette n’est pas prête de s’éteindre et peut-être que dans 30 ans, un autre film sortira pour raconter la suite d’une chasse devenue éternelle.