Jean Dujardin rétrécit… et le public ne suit pas : pourquoi le film flop déjà ?

AM.wiss

Après deux succès au box-office, Jean Dujardin revient sur grand écran dans le très attendu remake de « L’Homme qui rétrécit ». Pourtant, deux semaines après sa sortie, le film peine à séduire avec seulement 220 000 spectateurs. Entre ambition visuelle et rythme contesté, retour sur un flop annoncé.

Un départ en demi-teinte pour un gros budget

Avec ses 21 millions d’euros, « L’Homme qui rétrécit » figurait parmi les productions françaises les plus ambitieuses de l’année. Le film de Jan Kounen, mettant en scène un homme rapetissant jusqu’à la taille d’une fourmi, avait tout pour séduire : un concept iconique, Jean Dujardin en tête d’affiche, et des effets spéciaux prometteurs.

Pourtant, à peine 220 000 entrées en deux semaines, et un démarrage qui peine à rivaliser avec les autres succès récents de Dujardin comme Sur les chemins noirs ou Novembre. La question se pose : pourquoi ce film, attendu depuis des années, ne fait-il pas sensation ?

Un scénario et un rythme qui divisent

Critiques et spectateurs sont unanimes : le film souffre d’un rythme lent et d’une narration trop contemplative. Entre voix-off omniprésente et scènes méditatives, certains se sont rapidement sentis « déconnectés » de l’histoire.

Le concept de rétrécissement, pourtant spectaculaire, ne suffit pas à maintenir l’attention, et le public, habitué aux blockbusters dynamiques ou aux comédies légères, reste sur sa faim.

Un mélange casse-tête à vendre

Le problème n’est pas seulement artistique : la communication autour du film a également flanché. SF, métaphore philosophique, survival à échelle mini… le mélange est difficile à positionner. Qui est la cible ? Les amateurs de science-fiction ? Les fans d’arts visuels expérimentaux ? Le grand public n’a pas été clairement identifié, et la campagne marketing a laissé un goût d’inachevé.

Sur les réseaux, le constat est partagé. Entre critiques mitigées et réactions tièdes sur TikTok et Instagram, le film peine à créer le fameux bouche-à-oreille qui sauve souvent les productions ambitieuses.

Quand le style clivant du réalisateur joue contre lui

Jan Kounen est un réalisateur au style très particulier : visuel, parfois psychédélique, souvent expérimental. Un héritage qui fonctionne bien pour des films niche ou cultes, mais qui peut rebuter le spectateur lambda. Les effets spéciaux, bien que soignés, ne compensent pas le rythme lent et le récit contemplatif.

Jean Dujardin, malgré son talent, ne peut à lui seul sauver un projet dont le concept intrigue mais ne captive pas.

Un flop relatif mais instructif

« L’Homme qui rétrécit » ne sera peut-être pas un désastre financier complet, mais il illustre parfaitement le défi des productions ambitieuses en France : un concept original et un acteur bankable ne suffisent pas, il faut un rythme et une communication qui parlent au public. Pour Dujardin, il faudra peut-être attendre le prochain projet pour retrouver les faveurs du box-office.