La soirée de mercredi devait rester un beau souvenir pour Mathys Tel. Mais après avoir manqué le penalty décisif de la Supercoupe de l’UEFA face au PSG, l’attaquant de Tottenham a été visé par une vague d’insultes racistes sur les réseaux sociaux. Son club a réagi fermement, dénonçant un comportement « écœurant » et promettant de travailler avec les autorités pour sanctionner les responsables. Mais concrètement, que risque-t-on pour ce type de propos ?
Sanctions sportives : l’UEFA peut frapper fort
L’UEFA dispose d’un arsenal disciplinaire en cas d’abus racistes, même lorsqu’ils se produisent en ligne. Les sanctions peuvent aller d’amendes lourdes à la fermeture partielle de stades pour les clubs dont les supporters sont impliqués.
Dans des cas extrêmes, l’instance peut même prononcer des suspensions de matchs à huis clos ou des retraits de points dans les compétitions européennes.
Sanctions judiciaires : la loi française et britannique en action
En France comme au Royaume-Uni, les injures racistes constituent un délit. En France, elles peuvent valoir jusqu’à un an de prison et 45 000 € d’amende.
Au Royaume-Uni, le Communications Act et le Public Order Act permettent de poursuivre les auteurs. Notamment avec des peines allant jusqu’à deux ans de prison. Plusieurs internautes ont déjà été condamnés pour des messages racistes envers des footballeurs, parfois après simple identification via leur compte social (ex. Bukayo Saka à l’Euro 2020).
Les réseaux sociaux sous pression
Meta, X (ex-Twitter) ou TikTok sont de plus en plus sommés d’agir rapidement. En Europe, le Digital Services Act impose désormais aux plateformes de retirer les contenus illégaux signalés, sous peine de sanctions financières pouvant atteindre 6 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial.Pour Tottenham, ce dossier est l’occasion de marquer un tournant. En annonçant qu’il collaborera avec les autorités et les réseaux sociaux pour « prendre les mesures les plus strictes possibles », le club espère envoyer un message clair. Le racisme, qu’il soit dans les tribunes ou derrière un écran, n’a pas sa place dans le football.





