Le journaliste Erik Tegnér, figure bien connue de la sphère d’extrême droite française et fondateur du média Frontières (successeur de Livre Noir), a porté plainte pour agression. Après avoir été violemment pris à partie avec sa compagne lors des Jeudis de Plouha. Un événement festif organisé dans les Côtes-d’Armor. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2025.
Selon ses déclarations, un groupe d’une dizaine d’individus se réclamant de l’ultra-gauche antifasciste l’aurait ciblé intentionnellement. L’insultant de “nazi” avant de le bousculer, le prendre au cou et l’asperger d’alcool au visage. Des menaces explicites auraient également été proférées “On sait où tu habites. On va vous chasser d’ici.”
Une plainte déposée, une enquête ouverte
Le 4 août, Erik Tegnér a officiellement déposé plainte pour agression auprès de la gendarmerie. L’affaire est désormais entre les mains des autorités, qui doivent déterminer les circonstances exactes et l’identité des agresseurs.
De son côté, la mairie de Plouha, par la voix du maire Xavier Compain (PCF), a confirmé la présence de forces de l’ordre le soir des faits. Tout en regrettant les débordements et en rappelant que l’événement était pensé comme “familial et festif”.
Le rapport de la police municipale évoque un jet d’alcool et une bousculade, sans identification précise des victimes au moment des faits.
Réactions politiques : l’extrême gauche sous le feu des critiques
L’affaire a immédiatement pris une tournure politique sur les réseaux sociaux. Plusieurs députés LFI, dont Thomas Portes, Raphaël Arnault et Antoine Léaument, ont relayé des messages aux accents assumés d’antifascisme radical “La Bretagne sera toujours antifasciste.” “Les fascistes dehors.”
Des déclarations qui choquent à droite et dans les médias. Certains y voyant une forme de légitimation implicite de la violence physique.
Qui est Erik Tegnér ?
Ancien membre des Républicains, passé par le RN et aujourd’hui proche de la mouvance souverainiste-identitaire, Erik Tegnér s’est fait connaître pour ses prises de position anti-woke, anti-immigration, et ses interviews de figures controversées.
Il dirige actuellement Frontières, un média en ligne assumant sa ligne national-conservatrice. Il est également chroniqueur sur CNews, souvent invité dans des débats musclés.
Ce que dit la loi
L’agression d’un journaliste pour des opinions ou une ligne éditoriale, aussi clivante soit-elle, soulève une question majeure sur la liberté d’expression et le climat politique actuel. Le harcèlement militant (qu’il vienne de l’extrême droite ou de l’extrême gauche) pose un vrai risque démocratique.





