Cristiano Ronaldo s’explique enfin sur son absence aux obsèques de Diogo Jota

AM.wiss

Critiqué pour ne pas avoir assisté aux obsèques de Diogo Jota, Cristiano Ronaldo a pris la parole pour expliquer les raisons de son absence. Dans un entretien intime, la star portugaise évoque un traumatisme personnel et son image médiatique, tout en rappelant la profondeur de son attachement à son ancien coéquipier.

Un deuil national et des critiques rapides

L’annonce avait secoué tout le Portugal. Le 3 juillet, Diogo Jota, 27 ans, et son frère André Silva ont perdu la vie dans un accident de voiture. Le choc a été immense, aussi bien du côté du Liverpool FC, où l’attaquant s’était fait une place importante, que dans la sélection portugaise, dont il était devenu l’un des visages discrets mais précieux.

Dans les jours qui ont suivi, les hommages se sont accumulés, autant sur les terrains que sur les réseaux. Cristiano Ronaldo, son coéquipier en sélection, avait partagé un message sobre, empreint de tristesse et de fraternité. Pourtant, son absence aux obsèques avait rapidement fait parler. Certains internautes n’avaient pas manqué de dénoncer ce qu’ils percevaient comme un manque de respect. Une polémique silencieuse mais persistante.

Ce jeudi, Ronaldo a décidé d’y répondre.

« Je n’ai plus remis les pieds dans un cimetière depuis la mort de mon père »

Dans un entretien accordé à Piers Morgan, CR7 a d’abord évoqué un point intime, rarement abordé publiquement : sa relation avec le deuil.

« Depuis le décès de mon père, je ne suis jamais retourné dans un cimetière. C’est quelque chose que je ne peux pas », confie-t-il. Non pas par détachement, mais par protection. Ce lieu représente encore une douleur vive, un souvenir qu’il préfère apprivoiser de loin, en silence.

Le footballeur explique aussi un second élément, presque mécanique désormais : sa présence attire les caméras, même dans les moments qui ne devraient appartenir qu’au recueillement.

« Partout où je vais, c’est le cirque. Je ne voulais pas que l’attention se tourne vers moi. Ce jour-là n’était pas à propos de moi. Je voulais qu’on pense à Diogo et à sa famille. »

Une phrase simple, qui remet la focale où elle doit être. Ronaldo assume, presque frontalement, qu’il renonce parfois à être présent physiquement pour ne pas perturber ce qui compte.

Un choc difficile à encaisser

Le décès de Jota ne l’a pas laissé indifférent. « Je n’y ai pas cru tout de suite. J’ai beaucoup pleuré. » Sa voix se brise à plusieurs reprises au cours de l’interview.

Dans la sélection, Jota était ce joueur discret, poli, presque effacé. Celui qui travaillait en silence, sans chercher la lumière. « C’était un homme bien. Simple. Il parlait peu mais il donnait beaucoup. »

Ronaldo raconte aussi cette sensation qui persiste encore aujourd’hui : « Quand on enfile le maillot, on pense à lui. C’était l’un des nôtres. »

Un soutien loin des caméras

Si l’attaquant de 40 ans n’était pas présent publiquement, il affirme avoir accompagné la famille en privé. « Je n’ai pas besoin de caméras pour être là. Je l’ai fait comme je devais le faire. »

Dans un monde où les émotions doivent souvent être visibles pour être validées, Ronaldo revendique le droit à la pudeur. Une manière aussi de protéger ceux qui restent. CR7 ne cherche pas à convaincre. Il explique, calmement. Chacun jugera. Mais derrière la superstar mondiale, on a senti, l’espace d’un instant, l’homme.

Parce qu’au fond, le deuil n’a jamais été une affaire publique.