Cette candidate a trompé la prod de Pékin Express : comment ce petit secret lui donne un vrai avantage ?

AM.wiss

La 21ᵉ saison de Pékin Express désormais baptisée La route des glaces — joue la carte du grand froid plein les yeux au Kazakhstan. Mais dès les premières étapes, une candidate change la donne : Marianne, 28 ans, parle (un peu) russe. Un petit détail qui suffira à semer la zizanie dans le casting — et à poser une vraie question d’équité.

Un contexte glacé et un casting sous pression

Pour la première fois de son histoire, Pékin Express part en expédition hivernale. Au programme de cette saison 2025 : le froid extrême du Kazakhstan, des températures pouvant friser les – 28 °C, des tempêtes de neige, des nuits à la dure ou chez l’habitant, un stop difficile… Bref, un terrain de jeu conçu pour secouer les participants.

Mais le vrai casse‑tête ne sera peut-être pas le froid, mais la barrière de la langue. Dans ce pays d’Asie centrale, très peu (environ 18 %) parlent anglais, la majorité s’exprimant en kazakh ou russe. 

À première vue, un terrain égal pour tous — sauf pour un binôme qui va vite tirer un atout inattendu.

Marianne, la candidate “surprise russe”

Le duo d’inconnues composé de Marianne et Lyçaona semblait, sur le papier, l’un des plus fragiles : deux jeunes femmes qui ne se connaissent pas, sans repères particuliers… jusqu’à ce que la production réalise leur boulette.

Lors de leur première voiture en stop, la prod prend conscience d’un détail passé sous silence : Marianne — faute de le mentionner au casting — a quelques notions de russe, héritées de ses origines paternelles.

Selon le producteur, l’information n’avait pas été relevée dans le questionnaire des langues parlées. Résultat : un avantage discret, mais concret. À l’animateur Stéphane Rotenberg de le reconnaître : « On s’est fait avoir ».

Pourquoi ce “détail” change tout

Sur les routes glacées du Kazakhstan, trouver un chauffeur ou un refuge, c’est déjà la galère. Mais quand on peut baragouiner quelques mots dans la langue locale, ça change la donne. Pour Marianne et Lyçaona, ce mini‑sacrilège du casting se transforme en atout précieux : le contact passe, les conducteurs s’arrêtent, les hôtes ouvrent portes et cœurs.

Dans le même temps, les autres concurrents, souvent livrés à des mimes, des regards suppliants ou des gestes approximatifs, continuent de galérer. C’est là que l’équité de l’émission prend un coup.

Pour la production, l’erreur est assumée : ce passage à travers les mailles du questionnaire linguistique n’était pas prévu — l’équipe pensait qu’un candidat parlant la langue locale serait improbable, surtout si son nom ne l’indique pas.

Mais pour les téléspectateurs (et les réseaux sociaux), l’affaire prête à débat. Beaucoup dénoncent déjà un “bonus” injuste.

Réactions divisées sur les réseaux… et chez les fans

Depuis la diffusion des premières émissions, la polémique gronde. Certains soutiennent que toute compétence — même partielle — fait partie du jeu, et que Marianne mérite de profiter de ses origines. D’autres, en revanche, crient à l’injustice : le concept même de Pékin Express repose sur l’incertitude, la débrouille, l’égalité des chances.

Cette affaire soulève une question intéressante sur les castings télé : doit-on responsabiliser la prod à repérer tous les “petits plus” — langues, origines, chances matérielles — avant de lancer un candidat en compétition ?

Peut‑on encore appeler ça “l’aventure pure” ?

La saison 21 de Pékin Express aurait dû être une course brute, sans filet. Mais avec ce genre de surprise en coulisses, l’illusion d’équité s’envole. Même si Marianne ne parle “que quelques mots” de russe — comme l’a affirmé la production — ça suffit dans ce contexte pour transformer un handicap en levier.

Surtout que l’aventure reste déjà suffisamment rude comme ça : climat glacial, étapes éprouvantes, nuits chez l’habitant ou en sac de couchage grand froid, barrière de la langue, auto‑stop, pression psychologique… autant de facteurs qui rend la course plus un parcours d’endurance qu’un simple jeu de télé.