Bardella, Zemmour… et le même lanceur d’œufs ? Le récidiviste le plus improbable de la politique française

AM.wiss

Jordan Bardella a reçu un œuf sur la tête à Moissac, et l’affaire aurait pu s’arrêter à un simple meme. Sauf que le suspect serait le même papy militant qui avait déjà visé Éric Zemmour en 2022. Coïncidence, passion culinaire ou tradition locale ? On mène l’enquête.

Le retour du “sniper à l’œuf”, épisode 2

Moissac, samedi, ambiance tranquille, dédicaces, badauds, selfies… et soudain un ploc. Jordan Bardella se retrouve décoré façon “œuf mimosa”, en direct, devant une foule médusée. L’auteur de l’attaque, un septuagénaire calme mais déterminé, est immédiatement maîtrisé.
Rien de grave, juste de quoi faire exploser Twitter X plus vite qu’un jaune coulant.

Très vite, les médias locaux confirment un détail croustillant, et là vraiment on est dans le crossover inattendu. Le suspect de l’œuf sur Bardella serait le même homme qui avait visé Éric Zemmour en 2022. Même ville, même style et même ingrédient. On dirait presque une franchise.

Retour en 2022, quand Zemmour avait déjà pris un œuf pour lui

Souviens-toi, mars 2022, autre époque, mais même décor. Moissac, encore. Éric Zemmour arrive, serre des mains, fait des phrases longues comme lui seul sait faire… et bim, œuf dans l’atmosphère. L’auteur, Jean-Paul Mayanobe, retraité agricole et militant sur les questions du handicap, expliquait vouloir “ouvrir le débat”.

Un geste qui lui avait valu une amende avec sursis, et une petite place dans le grand livre des moments insolites de la politique française.

Trois ans plus tard, même homme, même méthode, même ville. Ça commence à ressembler à une saga ciné, sauf que le budget effets spéciaux est littéralement d’un euro.

Pourquoi lui, pourquoi eux, pourquoi des œufs ? On débriefe

Pour l’instant, aucune revendication. Pas de lettre ouverte, pas de manifeste, pas de thread philosophique. Le monsieur ne s’est pas exprimé, et son avocat non plus. Les internautes, eux, se sont chargés de remplir les blancs, évidemment.

Entre ceux qui disent qu’il “innove façon gastronomie engagée”, ceux qui parlent d’“acte politique sauce mayo”, et ceux qui veulent lui attribuer une médaille d’adresse… l’imagination est en roue libre.

Dans les faits, on a juste un retraité engagé, visiblement pas très fan des figures politiques de la droite dure, et qui utilise l’œuf comme moyen d’expression. On a vu pire comme arme de contestation, franchement.

Un geste symbolique qui relance un débat bien réel

Blague à part, la question de la sécurité revient aussi sec. Même si ça reste un œuf (c’est mou, ça colle, et ça finit toujours mal pour la chemise de la victime), le geste rappelle que les personnalités publiques sont exposées à des actions spontanées.

Les équipes de Bardella ont évité d’en faire un feuilleton. Le président du RN a continué sa séance comme si de rien n’était, un peu façon “c’est bon, j’ai déjà vu pire en campagne”. L’affaire, elle, est entre les mains du parquet. Tranquillement. Sans agitation. À l’image du suspect, qui n’a jamais fait preuve d’agressivité ni en 2022 ni aujourd’hui.

Alors, activiste de l’œuf ? Militant old-school avec une signature bien à lui ? Ou simple habitué des coups de com’ improvisés ? L’enquête le dira. En attendant, Moissac s’impose doucement comme la capitale française des projectiles… biodégradables.