Brigitte Macron doit prouver qu’elle n’est pas un homme devant un tribunal américain : une décision lunaire qui fait bondir

la Rédaction

C’est l’une de ces affaires où l’on se demande si on lit bien ou si on a cliqué par erreur sur un site parodique. Et pourtant, non. Brigitte Macron, Première dame de France, va devoir présenter devant la justice américaine… des preuves génétiques et médicales pour démontrer qu’elle est une femme. Une décision aussi lunaire que révoltante.

Tout part d’une vieille rumeur complotiste, importée de certains cercles ultraconservateurs, selon laquelle l’épouse d’Emmanuel Macron serait en réalité née homme. Une théorie absurde, déjà démentie à de multiples reprises, mais qui a trouvé un nouvel écho grâce à l’influenceuse américaine d’extrême droite Candace Owens. Une star des réseaux sociaux avec des millions d’abonnés. C’est elle qui a relayé et amplifié ces accusations, poussant le couple présidentiel à porter plainte pour diffamation aux États-Unis, dans l’État du Delaware.

Quand la justice s’en mêle

Le tribunal, saisi en juillet, a estimé que Brigitte Macron devrait fournir des preuves “photographiques et scientifiques” de son identité sexuelle. Des documents génétiques pourraient donc être présentés, aux côtés de photos de grossesse et d’archives familiales. L’avocat des Macron, Tom Clare, a confirmé que sa cliente était prête à aller jusque-là, parlant d’une détermination sans faille à rétablir la vérité.

Mais l’affaire, au-delà du cas personnel, prend des airs de bataille idéologique. Candace Owens, habituée des polémiques, plaide la liberté d’expression et tente de faire invalider la plainte au motif que ses entreprises ne sont pas enregistrées dans le Delaware. En parallèle, elle maintient ses propos, sans la moindre intention de rétropédaler.

Un parfum de déjà-vu en France

Ce n’est pas la première fois que Brigitte Macron doit faire face à cette rumeur. En France, deux blogueuses avaient été poursuivies pour les mêmes accusations (Natacha Rey et Amandine Roy)

Leur condamnation avait finalement été annulée en appel début 2025 au nom… de la liberté d’expression, provoquant l’incompréhension du couple présidentiel. Brigitte Macron s’est depuis pourvue en cassation.

Un dossier hautement symbolique

Derrière l’aspect lunaire de cette procédure se joue une question bien plus lourde. Jusqu’où peut aller la désinformation quand elle vise la sphère privée d’une personnalité publique. Et surtout, faut-il vraiment en arriver à exiger d’une femme de prouver son sexe pour clore un débat nourri uniquement par des rumeurs ?

L’affaire pourrait durer des mois, voire des années, et risque d’attirer une couverture médiatique mondiale. Pour Brigitte Macron, c’est aussi une bataille personnelle, presque existentielle. Elle déclarait récemment via son entourage qu’elle trouvait ces rumeurs “incroyablement perturbantes”. Et on la comprend.

En attendant, la Première dame de France se retrouve, bien malgré elle, au cœur d’un feuilleton judiciaire américain qui ressemble davantage à une farce qu’à une procédure sérieuse.