Booba n’a pas attendu longtemps pour lancer l’année sur X. À l’occasion du Nouvel An, le rappeur a adressé un message faussement bienveillant à Gims, une sortie ironique qui renvoie directement à une polémique très commentée datant de 2022. Résultat, les réseaux sociaux se sont enflammés et le clash entre les deux artistes a repris de plus belle.
Un message de Nouvel An pas si innocent
Le message est court, presque mielleux en apparence. « C’est ton année. Que l’univers te récompense pour tout ce que tu as accompli », écrit Booba en mentionnant Gims, emojis inclus. Sur le papier, ça ressemble à un vœu classique. En réalité, c’est tout sauf ça.
Car cette phrase fait clairement référence à une ancienne controverse. En 2022, Gims avait créé la surprise en demandant publiquement qu’on ne lui souhaite plus la “bonne année”, allant jusqu’à inviter les musulmans à ne plus utiliser cette expression. Une prise de position qui avait déclenché une vague de critiques, de débats… et de moqueries.
Booba, fidèle à son style, n’a rien oublié.
Le rappel d’une polémique qui colle encore à Gims
À l’époque, les propos de Gims avaient largement dépassé le cercle des fans de rap. Plateaux télé, réseaux sociaux, médias généralistes, tout le monde s’en était mêlé. Certains y voyaient une maladresse, d’autres une posture idéologique inutilement clivante.
Trois ans plus tard, Booba ressort cette séquence comme une archive bien rangée, pile au bon moment. Souhaiter la bonne année à quelqu’un qui avait demandé qu’on ne le fasse plus, c’est une pique calculée, presque scolaire, mais redoutablement efficace.
Sur X, les réactions n’ont pas tardé. Beaucoup d’internautes ont salué le sens du timing, d’autres ont pointé un clash « fatigant », voire enfantin. Une chose est sûre, le message a rempli son objectif : relancer la machine.
Booba, le troll méthodique du rap français
Ce n’est pas la première fois que Booba utilise une vieille polémique pour alimenter un clash. Sa stratégie est connue : exhumer une phrase, un extrait ou une posture passée, puis la replacer dans un nouveau contexte pour provoquer une réaction en chaîne.
Ici, le choix du Nouvel An n’est pas anodin. Moment symbolique, émotionnel, largement commenté sur les réseaux, parfait pour maximiser la visibilité. Le ton faussement bienveillant renforce encore l’ironie. Booba ne crie pas, il sourit. Et souvent, c’est pire.
Un clash qui tombe dans un contexte déjà tendu
Ce message intervient alors que les relations entre Booba et Gims sont déjà extrêmement dégradées, notamment sur fond de procédures judiciaires et d’accusations de cyberharcèlement. Dans ce climat, chaque mot est scruté, chaque publication devient un événement.
Pour certains observateurs, ce type de sortie pourrait même desservir Booba sur le plan de l’image, en donnant l’impression d’un acharnement. Pour d’autres, c’est précisément ce qui fait sa marque : un mélange de provocation, de mémoire longue et de sens aigu du spectacle.
Les réseaux sociaux, juge et public
Sur X et Instagram, les réactions oscillent entre éclats de rire et lassitude. Les emojis pleuvent, les captures d’écran circulent, les commentaires ironisent sur « le clash éternel ». Le public, lui, semble partagé entre amusement et impression de déjà-vu.
En quelques lignes, Booba a réussi à remettre Gims au centre de la conversation, sans sortir un morceau, sans interview, sans explication.
Avec ce message de Nouvel An ironiquement adressé à Gims, Booba prouve une fois de plus qu’il maîtrise l’art du clash symbolique.



