«Barbès, Little Algérie », une première réussie pour Hassan Guerrar

K.Ben

Pour un coup d’essai ce fût véritablement un coup de maitre. « Barbès, Little Algérie », premier film du réalisateur algérien Hassan Guerrar qui a été en effet une grande réussite tant il a séduit les spécialistes et les spectateurs. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il a été retenu pour le César 2025.

Hassan Guerrar était jusque-là beaucoup plus un attaché de presse de stars françaises. Voulant donner une autre dimension à sa carrière, il a décidé de se lancer dans le cinéma. Il est ainsi passé derrière la caméra pour la première fois afin réaliser de son premier long- métrage.

Que du lourd dans l’équipe  

Pour garantir une meilleure réussite  à son projet, l’artiste franco- algérien n’a pas fait dans la dentelle. Il a en effet ratissé large avant de composer son équipe. Il a, il faut le dire, jeté son dévolu sur du lourd. Sofiane Zermani, Khalil Gharbia, Khaled Benaissa, Adila Bendimerad, Eye Haidara, Clotilde Courau, et Soolking sont en effet les principaux acteurs choisis pour le film. Des acteurs qui ne sont plus à présenter, eux qui ont participé à plusieurs films en France et en Algérie. .

Sorti en salle 16 octobre 2024, ce long- métrage a été d’une grande réussite avec plus de 75000 entrées en trois mois, ce qui est une réussite pour un premier long métrage pour le réalisateur.

Le cinéma algérien à l’honneur

Le pari était fou, premier long métrage pour le réalisateur, Sofiane Zermani fraichement devenu acteur de cinéma, Soolking qui passe de tube comme Casanova ou Suavemente, après une tournée et des concerts en France, il se retrouve à jouer à Barbes, un quartier qu’il a connu à son arrivé en France.

Barbès, Little Algérie est un film réalisé par Hassan Guerrar qui plonge au cœur du quartier de Barbès à Paris, un lieu emblématique de l’immigration maghrébine. L’histoire suit Malek, un quadragénaire installé à Montmartre, qui accueille son neveu Ryiad, fraîchement arrivé d’Algérie. Ensemble, ils arpentent les rues animées de Barbès-Rochechouart, où Malek redécouvre ses racines et confronte son passé familial. À travers leurs rencontres et déambulations, le film explore les thèmes de l’identité, de la transmission culturelle et de la vie quotidienne dans ce quartier multiculturel, véritable carrefour de la mémoire et de l’histoire algérienne en France.

Une histoire captivante en somme, comme l’a affirmé l’un des personnages principale du film Sofiane Zermani. « C’est une tranche de vie de ces personnages, tranche de vie de ce quartier. C’est un instantané, clairement« , a affirmé ce dernier juste après la sortie du film.

Et d’ajouter « il y a énormément de positivité, énormément de philosophie, énormément de douceur. Et puis, il y a énormément de force, il y a énormément de drames, d’enjeux. »

Une réussite qui en appellera d’autres

Sofiane Zermani rappelle que l’histoire se déroule en plein crise sanitaire. « Il y a le cadre COVID, ce cadre qui a éprouvé tout le monde, en réalité. Le cadre confinement. Et puis, on est pendant la période du ramadan : une période très familiale pour les musulmans, une période de réunion et de communion. On sent mon personnage encore plus isolé. Et puis, il va y avoir l’arrivée de ce neveu qui va lui rappeler qu’il a cette famille et qu’il a ce passé et que ce neveu va le matérialiser. Et au lieu de le rejeter, il va l’intégrer. Il va l’intégrer à cette nouvelle famille. Il va se passer toutes ces péripéties que vous découvrirez dans le film.« 

Il est à noter que ce long- métrage a été retenu pour le César 2025, comme l’a annoncé dernièrement son réalisateur sur ses réseaux sociaux. «  Le film est éligible dans les toutes catégories », a précisé Hassan Guerrar. Un néo- réalisateur qui ne s’arrêtera certainement pas à ce film. Ce succès en appellera d’autres.