Agression à l’arme à feu : la pâte à tartiner El Mordjene sème la zizanie à Marseille

la Rédaction

L’histoire semble incroyable, mais elle est bien réelle. Tout commence à Marseille, dans la cité de la Valbarelle, où un employé d’une alimentation générale s’est fait voler une somme importante d’argent pour une cargaison très particulière : 80 pots de la fameuse pâte à tartiner algérienne El Mordjene.

Une étrange rencontre qui tourne mal

Le vendredi 13 septembre 2024, vers 23h30, cet employé se rend à un rendez-vous prévu dans cette résidence du 11e arrondissement de Marseille. Dans sa camionnette, il transporte une somme de 5 600 euros, destinée à acheter sous le manteau les fameux pots de pâte à tartiner qui ont fait fureur sur les réseaux sociaux avant d’être interdits à la vente.

Mais tout bascule lorsqu’il tend l’argent à deux jeunes présents sur place. Après un rapide comptage, l’un d’eux sort une arme et lui lance : « Il n’y a rien. Tu n’es qu’un travailleur, pars ! » Sous le choc, l’employé quitte les lieux, laissant derrière lui l’argent de son patron.

Des prévenus sous bracelet électronique

Jeudi 6 février 2025, les deux jeunes impliqués, Nezim S., 21 ans, et Wallis B., 22 ans, comparaissent au tribunal de Marseille. Ils reconnaissent avoir piégé l’employé, mais insistent sur le fait qu’ils n’ont pas utilisé de violence. Les armes ? Des pistolets Airsoft, affirment-ils.

Le tribunal reste sceptique. Que ce soit de vraies armes ou pas, pointer un pistolet sur quelqu’un reste indéniablement une forme de violence, insiste le président.

Finalement, les deux prévenus sont condamnés à un an de prison sous bracelet électronique. Un sursis de la même durée les accompagnera.

La folie El Mordjene qui ne s’arrête plus

Cette affaire illustre bien l’engouement autour de la pâte à tartiner El Mordjene. Au printemps 2024, ce produit algérien à base de noisettes grillées avait conquis les consommateurs français et envahi les réseaux sociaux. 

Sa popularité était telle que certains étaient prêts à tout pour s’en procurer, même après son interdiction.

Aujourd’hui, si cette pâte à tartiner reste un souvenir gourmand pour certains, elle laisse un goût amer à ceux qui se sont laissés tenter par des transactions risquées. Une chose est sûre : personne ne s’attendait à ce que des pots de pâte à tartiner puissent semer autant de zizanie à Marseille.