Will Smith revient sur la gifle des Oscars dans un freestyle glaçant

la Rédaction

Trois ans après la gifle qui a retourné Hollywood, Will Smith revient là où on ne l’attendait plus : derrière un micro. Invité surprise de l’émission culte Fire in the Booth animée par Charlie Sloth à Londres, l’acteur oscarisé a balancé un freestyle lourd de sens, sans nommer Chris Rock, mais sans vraiment chercher à cacher la cible non plus.

En 2022, l’Amérique s’était figée en regardant Will monter sur scène aux Oscars pour gifler l’humoriste Chris Rock après une blague malvenue sur Jada Pinkett Smith. Diagnostiquée atteinte d’alopécie, l’épouse de l’acteur était alors la cible d’un trait d’humour douteux. La suite, on la connaît, une claque devenue virale, un Oscar éclipsé et un bannissement de 10 ans des cérémonies de l’Académie.

Will Smith ne rappe pas, il règle ses comptes

Dans ce freestyle inédit, Smith joue à fond la carte de la revanche silencieuse : pas de noms, mais une atmosphère pesante, des rimes tranchantes, et une envie évidente de reprendre le contrôle du récit.

« Jokers dish it out, cry out when it’s time to take it. City full of real ones, wasn’t raised to fake it. »

Ceux qui balancent des vannes doivent aussi savoir encaisser les retours. Une façon élégante – mais sans ambiguïté – de revisiter l’affaire Oscars avec le recul et la lucidité qu’il a mis des années à cultiver.

Thérapie, chute libre et renaissance

Dans une récente interview sur BBC Radio 1Xtra avec Remi Burgz, Will Smith est revenu sur la descente aux enfers qui a suivi. “Après les Oscars, j’ai tout coupé. J’ai dû faire un vrai travail intérieur. J’étais accro à l’approbation des autres. C’était brutal.” confie-t-il.

Il parle d’un moment de révélation comparable à une “plaque d’égout qui saute” : une introspection douloureuse, mais nécessaire. Et c’est cette vulnérabilité-là qui irrigue son nouveau projet musical, Based On A True Story, son premier album depuis 20 ans.

Un album personnel… mais pas vraiment acclamé

Sorti au printemps, Based On A True Story n’a pas rencontré le succès escompté. Les singles First Love et Pretty Girls ont été accueillis avec une froideur polaire. Sur X (ex-Twitter), un internaute résume l’avis général : “Cher Will Smith, c’est de la gêne pure. Par pitié, ne refais plus jamais ça.”

Même le clip de Pretty Girls, à l’esthétique jugée “karaoké 2000s”, a été moqué. Un vrai flop commercial. Et côté cinéma ? C’est pas plus joyeux. Après l’échec relatif d’Emancipation, sa page Netflix reste désespérément vide. Le roi du box-office est devenu… silencieux.

Quand une vision hallucinée devient prophétique

Détail glaçant : dans une interview pré-Oscars pour Netflix (My Next Guest Needs No Introduction), Smith avait raconté un trip sous ayahuasca en Amérique du Sud. Il y voit sa carrière, sa maison, son argent… tout s’évaporer. “Je tentais de tout rattraper, mais tout partait. C’était l’enfer psychologique.”

Un cauchemar prémonitoire devenu réalité. Mais dans sa chute, Smith a trouvé une métaphore : celle du kintsugi, cet art japonais qui répare les céramiques brisées avec de l’or.

Une tournée en guise de renaissance

Malgré les critiques, Smith ne baisse pas les bras. Il annonce une tournée européenne cet été, avec des dates à Londres, Manchester, Cardiff, Wolverhampton et Scarborough. Objectif, reconquérir le public… en live, sans filtre, sans faux-semblant.