Vanessa Douillet ne sera pas Miss France. L’épouse de l’ancien champion olympique David Douillet avait décidé de tenter sa chance à l’élection régionale de Miss Pays de l’Ain 2025.
Un pari audacieux, à 41 ans, permis par le changement récent du règlement du concours. Mais l’aventure s’est arrêtée net ce week-end, sur fond de discours engagé et d’un jury visiblement peu réceptif.
Une candidate pas comme les autres
Hypnothérapeute, maman de trois enfants, Vanessa Douillet n’est pas une débutante dans la vie publique. Mais son inscription à un concours de beauté à plus de 40 ans a tout de suite attiré l’attention. Jusqu’ici, le concours Miss France limitait l’âge des participantes à 24 ans, avant d’ouvrir la porte à toutes les femmes majeures, sans limite d’âge.
Une réforme saluée, mais qui restait encore à être incarnée. C’est ce que Vanessa a voulu faire.
Et elle ne s’est pas contentée de défiler en robe de soirée. Sur scène, elle a livré un discours très personnel, affirmant qu’elle voulait porter la voix de toutes celles « qu’on juge trop vieilles, pas assez belles ou plus à leur place ». Un message sincère, mais perçu par certains comme moralisateur ou trop militant pour ce type d’événement.
Un discours qui a « dérangé »
Sur Instagram, Vanessa a confié que son discours avait visiblement « déplu et dérangé », sans nommer qui que ce soit. Elle évoque un jury « ancré dans de vieilles habitudes » et assure qu’elle s’attendait à ce que son engagement ne plaise pas à tout le monde.
« Le concours est terminé, mais le combat continue », écrit-elle, remerciant les femmes qui l’ont soutenue.
Le problème, c’est que dans un concours comme Miss France – aussi modernisé soit-il – le message ne suffit pas. L’image, le respect des codes et la capacité à rassembler restent des critères essentiels. Et visiblement, ce n’était pas le bon timing pour bousculer les lignes de l’intérieur.
Une autre candidate couronnée
C’est finalement Noémie Baiamonte, 21 ans, qui a été élue Miss Pays de l’Ain 2025. Elle représentera sa région au concours national, prévu en décembre prochain. Une issue classique, dans un concours qui reste encore très attaché à certains standards.
De son côté, Vanessa Douillet dit ne rien regretter. Elle voulait montrer que les femmes peuvent rester ambitieuses et visibles après 40 ans. Elle l’a fait, à sa manière, avec ses mots. Même si ça n’a pas plu à tout le monde, elle a marqué les esprits. Et c’était peut-être ça, le vrai but.





