Trinity College d’Irlande : la bibliothèque Berkeley devient la bibliothèque Eavan Boland !

la Rédaction

C’est un tournant historique au Trinity College de Dublin. Après des années de débats, l’université a décidé de renommer l’une de ses bibliothèques emblématiques. 

Exit la “Berkeley Library”, place à la “Eavan Boland Library” ! Une femme enfin mise à l’honneur dans cette institution vieille de plus de quatre siècles.

Un passé qui dérange

Jusqu’ici, la bibliothèque portait le nom de George Berkeley, un philosophe irlandais du XVIIIᵉ siècle.

Mais voilà, Berkeley n’était pas seulement un penseur influent… Il avait aussi des liens avec l’esclavage. 

Il possédait des esclaves et soutenait activement le système esclavagiste. En 2020, avec le mouvement Black Lives Matter, la polémique a explosé.

Étudiants et professeurs ont réclamé du changement, demandant à l’université d’assumer son passé.

Eavan Boland, un choix symbolique

Et quel meilleur choix qu’Eavan Boland pour remplacer Berkeley ? Poétesse irlandaise majeure du XXᵉ siècle, elle a mis en lumière les femmes oubliées de l’Histoire et dénoncé les injustices. 

Pendant toute sa carrière, elle a défendu la place des femmes dans la littérature et dans la société. Donner son nom à une bibliothèque, c’est un message fort : le savoir appartient à tout le monde, pas seulement à une élite masculine.

Un geste attendu… et tardif

Le Trinity College n’a pas pris cette décision à la légère. Il a fallu trois ans de discussions et de consultations pour en arriver là. Pourquoi autant de temps ? Parce que renommer un bâtiment aussi prestigieux, c’est toucher à l’image de l’université

Mais aujourd’hui, le message est clair : l’histoire évolue et il faut reconnaître les figures qui ont réellement marqué la culture et les valeurs modernes.

Une inauguration… mais pas tout de suite

La cérémonie officielle est prévue pour le 10 mars, un moment qui promet d’être chargé d’émotion. Seul hic : le nom ne sera pas immédiatement affiché sur la façade. À Dublin, les démarches administratives pour modifier une inscription sont longues et complexes. Mais peu importe, le changement est lancé, et c’est ça qui compte.Cette décision du Trinity College n’est pas qu’un simple changement de plaque. C’est une prise de position forte, un pas vers plus de reconnaissance pour les femmes et une volonté d’assumer les erreurs du passé. Un vent de modernité souffle sur Dublin, et il était temps !