The Last of Us 2 : on connaît déjà la fin de la deuxième saison (prépare tes mouchoirs)

la Rédaction

Si t’as joué au jeu, tu connaissais déjà l’issue de cette scène… Dans la série créée par HBO qui en est inspirée, ce moment fatidique est arrivé dans l’épisode 2 de la saison 2 : Joel est mort

C’est violent, c’est rapide, et c’est surtout d’une fidélité chirurgicale à The Last of Us Part II, le jeu culte de Naughty Dog. Les créateurs de la série, Craig Mazin et Neil Druckmann, n’ont jamais caché leur volonté de respecter la trame originale, même si ça signifie briser le cœur de millions de fans. Mais la saison est loin d’être finie, et on est là pour te raconter la suite de l’histoire selon le jeu (prépare tes mouchoirs, parce que la suite va piquer).

Ellie maintenant en solo

Après que Joel se fasse démonter la tête par Abby (enfin, Pedro Pascal dans la série, paix à son charisme), Ellie est littéralement consumée par la rage. Elle décide de traquer Abby à Seattle, accompagnée de Dina, sa copine. 

Ce ne sera pas un simple road trip post-apo, c’est une descente aux enfers dans une spirale de haine et de douleur que la série va sans doute prendre le temps d’explorer.

À Seattle, Ellie va littéralement nettoyer la ville, que ce soit des WLF (la milice à laquelle appartient Abby), mais aussi d’une secte bizarre appelés les Seraphites (ou Scars).

La limite entre le bien et le mal s’efface

Au fil de ses massacres, Ellie commence à se perdre complètement, physiquement et mentalement. Cette traque devient une réelle obsession et elle abandonne en cours de route Dina et leur enfant pour continuer sa quête démentielle.

Mais l’histoire ne va pas te laisser kiffer une Ellie ultra badass sans te rappeler que chaque personne qu’elle tue avait… une vie. Ce sont des personnes avec des proches, un nom, un futur, et on la voit perdre son humanité petit à petit dans ce tourbillon infernal en leur ôtant la vie.

Gros focus sur l’histoire d’Abby

L’un des paris les plus risqués de cette adaptation, c’est de faire aimer Abby. Au milieu de ce chaos, Naughty Dog (et la série, sûrement) sortent le coup de génie narratif : on est dans la peau d’Abby

Dans le jeu, les fans ont mis du temps (beaucoup de temps) à digérer son arc narratif, mais au fil des heures de jeu, son humanité ressort. On repart du début de l’histoire, mais dans les baskets d’Abby, et là tu te rends compte qu’elle aussi, elle a perdu son père (le chirurgien que Joel a tué dans l’hôpital du premier jeu). 

Elle avait des amis, une vie, une squad et tu vois comment elle évolue dans une faction militaire (les WLF), et comment elle finit par s’allier avec Lev et Yara, deux enfants qui ont fui les Scars, en les protégeant quitte à perdre sa propre vie.

Abby est un personnage très profond qui connaît un très gros développement, et elle commence elle aussi à remettre en question la violence de son monde, et à chercher une forme de rédemption. Sauf que son destin croise celui d’Ellie… encore une fois.

Un finale magistrale (qui n’arrivera sûrement pas tout de suite dans la série)

À la fin du jeu (et probablement la saison 3 de la série), Ellie retrouve Abby dans un camp esclavagiste à Santa Barbara. Cette ennemie qui l’a privé de la seule figure paternelle qu’elle n’ait jamais eu, et de la seule personne qui ait réellement compté pour elle, est amaigrie, torturée, brisée et trop faible pour se défendre. 

Ellie la libère… et lui saute dessus pour un dernier combat, voulant finir ce qu’elle a commencé. Chacune se défend comme elle peut, mais notre protagoniste principale prend l’avantage, et là… Rien, elle renonce et laisse Abby partir.

T’es étonné ? Pourtant Naughty Dog est connu pour laisser des morales profondes dans chacun de ses jeux. À la fin de TLOU 2, on se prend une vraie claque : la vengeance nous vide de tout ce qu’on est

Ellie a perdu Dina, son bébé, sa maison, et même la capacité de jouer à la guitare, le seul héritage qu’elle a eu de Joel (elle a perdu deux doigts, littéralement). 

Une dernière scène et un dernier silence

À Seattle, Ellie revient dans une maison vide et tente de jouer une dernière fois la guitare (celle que Joel lui a offert), dans le silence total de son chez-elle maintenant abandonné.

Elle n’y arrive plus, physiquement et psychologiquement drainée par des années de chasse inutiles. Elle pose l’instrument et s’en va. Sa peur la plus terrible se réalise (comme elle a pu le raconter au petit Sam dans le premier volet) puisqu’elle se retrouve complètement seule.