Lors d’une interview sur RTL, Sophie Davant a poussé un cri du cœur : elle confie qu’elle ne se sentait plus valorisée à France 2. Entre nostalgie d’Affaire conclue, accusations de mise au placard et frustration envers le service public, l’animatrice règle ses comptes.
Une confidence très personnelle sur RTL
Invitée sur On refait la télé le 15 novembre 2025, Sophie Davant s’est confiée avec émotion sur son départ de France 2. Selon elle, la chaîne ne la considérait plus vraiment comme une figure centrale :
« À France 2, je sentais que j’étais un peu considérée comme un meuble, qui fait bien son boulot … mais sans plus. »
Cette métaphore frappe : elle souligne non pas un manque de reconnaissance dans le travail, mais surtout une absence de désir de croissance, d’évolution, voire d’investissement émotionnel de la part de la chaîne.
Le départ d’Affaire Conclue, un choix douloureux
Sophie évoque le « deuil » de Affaire conclue, émission qu’elle présentait depuis des années. Elle dit avoir été profondément attachée à l’équipe.
Pourtant, elle ne regrette pas son choix : quitter la télé pour Europe 1 lui permettait d’être « désirée » à nouveau. Mais la contrepartie a été rude : elle a eu « du mal à faire le deuil », malgré sa décision.
Une mise à l’écart progressive et mépris ressentis
Selon l’animatrice, après son départ il n’y aurait plus eu de propositions concrètes de France 2 pour la retenir.
Elle regrette que la direction n’ait pas bougé plus vite quand elle a exprimé son malaise. Elle déplore aussi la suppression de son émission animalière sur France 3, En bonne compagnie, diffusée puis annulée pour « raisons d’économie » — alors qu’un format très similaire a refait surface sur la même chaîne avec un autre animateur.
Enfin, elle affirme ne plus être en CDI, ce qui remet clairement en question sa stabilité au sein du service public.
Le besoin de retrouver sa place et sa passion
Malgré les tensions, Sophie Davant ne se résigne pas à disparaître. Elle admet que « l’animation me manque » car elle aime profondément son métier de présentatrice.
Elle confirme qu’elle se sent capable de revenir à l’antenne, mais à ses conditions — et pas forcément avec France Télévisions si les propositions ne viennent pas. L’animatrice évoque même des projets avec William Leymergie, son compagnon : une émission en duo, ou pourquoi pas du spectacle.
Ce que cela révèle sur France Télévisions
Cette mise au point de Sophie Davant jette une lumière crue sur le fonctionnement du service public. Il y a un véritable enjeu de reconnaissance des talents, même des figures historiques.
Le suivi des animateurs semble parfois manquer : quand quelqu’un exprime un ras-le-bol, la réponse peut être lente ou peu proactive. La direction peut arbitrer entre économie et fidélité aux visages emblématiques — ce qui soulève des questions sur les priorités de France Télévisions.
Sophie Davant ne vacille pas dans sa carrière : elle dénonce, mais elle espère. Son témoignage frappe parce qu’il est honnête, touchant — et surtout révélateur d’un malaise au sein du service public. Si elle revient à l’antenne, ce ne sera probablement pas pour “décorer la pièce”, mais pour reprendre sa place, animatrice engagée et libre.





