Serena Williams critiquée pour la promotion d’un médicament amaigrissant : “Un message dangereux”

la Rédaction

La légende du tennis Serena Williams se retrouve au cœur d’une vive polémique après avoir révélé son recours à un médicament amaigrissant de type GLP-1, semblable à l’Ozempic, et en avoir fait la promotion dans une campagne sponsorisée. Une prise de parole qui choque une partie de ses fans et soulève de nombreuses questions sur l’influence des célébrités dans l’industrie du bien-être.

Serena Williams raconte sa perte de poids grâce aux GLP-1

Dans une vidéo publiée sur Instagram, la championne de 43 ans explique avoir eu du mal à retrouver son poids après ses deux grossesses, malgré le sport et une alimentation stricte. 

Elle affirme avoir perdu 14 kg grâce au traitement prescrit par Ro. Une plateforme de télémédecine spécialisée, avec laquelle elle collabore depuis début 2025.

« Ce n’est pas un raccourci », insiste Serena, affirmant qu’il s’agit pour elle d’un moyen de prendre soin de sa santé physique et mentale.

Une image en décalage avec son héritage

Pour beaucoup, cette annonce passe mal. Serena Williams a longtemps été admirée pour avoir brisé les standards esthétiques dans le sport de haut niveau. Aujourd’hui, certains jugent paradoxal qu’elle associe son image à un produit accusé de renforcer la pression sur les corps féminins.

Le Guardian souligne que “la sportive qui incarnait la force et l’acceptation de soi prête désormais son image à la culture Ozempic”.

Les critiques s’accumulent

Les fans sont déçus. Sur les réseaux sociaux, des milliers d’internautes estiment qu’elle envoie “un message dangereux aux femmes”. En particulier aux jeunes mères qui peinent à accepter leur corps après un accouchement.

Plusieurs médecins rappellent que ces traitements, conçus pour le diabète de type 2, peuvent provoquer des effets secondaires importants (nausées, perte musculaire, risque de rebond à l’arrêt).

Le mari de Serena, Alexis Ohanian (cofondateur de Reddit), siège au conseil d’administration de Ro, l’entreprise derrière la campagne. Un détail qui alimente les soupçons de mélange entre expérience personnelle et intérêts financiers.

Une tendance qui divise

Serena Williams n’est pas la première célébrité à parler publiquement de l’usage de ces médicaments. Oprah Winfrey ou Elon Musk ont déjà évoqué leur efficacité. Mais quand une icône du sport mondial prend cette position, l’impact est bien plus fort.

Pour certains, Serena ne fait que partager une expérience personnelle dans un contexte où la santé post-partum reste un tabou. Pour d’autres, elle contribue à normaliser une pratique qui risque d’augmenter la pression sociale autour du corps “idéal”.