Seb la Frite : il présente ses excuses après la promotion controversée d’un produit médical

la Rédaction

C’est une mauvaise pub qui passe mal. Seb la Frite, l’un des visages les plus connus de YouTube France, est au cœur d’une polémique. Après avoir mis en avant un produit jugé douteux dans une vidéo en partenariat avec la banque CIC

Vidéo supprimée, mea culpa sur Instagram, et un rappel pour tous les créateurs de contenu que la santé, c’est pas un terrain à prendre à la légère.

Une vidéo sponsorisée, une polémique non prévue

Tout part d’un épisode de la série Les Constructifs, une collaboration entre CIC et différents influenceurs pour mettre en lumière des projets innovants. Seb y présente la startup Abeye, qui commercialise Lexilens, des lunettes censées aider les personnes dyslexiques à lire plus facilement.

Le concept est vendeur, des lunettes high-tech, françaises, portées par une startup soutenue par Atol. Mais très vite, l’enthousiasme laisse place au malaise. Des professionnels de santé, des dyslexiques eux-mêmes et plusieurs internautes s’insurgent, les preuves scientifiques sont minces, voire inexistantes. Et surtout, le marketing autour du produit laisse entendre une efficacité quasi miraculeuse. Ce qui pose problème quand il s’agit de troubles neurologiques.

La vidéo disparaît, les critiques s’accumulent

Le feu s’est propagé rapidement sur les réseaux sociaux. L’une des critiques les plus virales vient de G Milgram, YouTubeur spécialisé dans la vulgarisation médicale, qui démonte le produit point par point dans une vidéo fouillée. Il accuse la campagne de surfer sur la détresse des familles concernées, sans rigueur scientifique.

Face à l’ampleur de la polémique, la vidéo est discrètement retirée de la chaîne Les Constructifs. Et pendant plusieurs jours, Seb reste silencieux. Jusqu’à ce qu’il prenne enfin la parole sur Instagram.

“C’est un sujet de santé, et ça ne m’amuse pas du tout”

Dans sa story, Seb explique n’avoir pas pu réagir plus tôt à cause d’un contrat d’exclusivité signé dans le cadre du partenariat. Il confie avoir demandé lui-même la suppression de la vidéo après avoir découvert les critiques et le manque de consensus médical autour du produit.

“C’est un sujet de santé, et ça ne m’amuse pas du tout. Je suis sincèrement désolé.”

L’influenceur affirme qu’il n’avait pas conscience du caractère polémique de l’innovation au moment du tournage. Il dit regretter ce qui s’est passé.

Santé + influence = combo à manier avec précaution

Cet épisode relance un débat de fond, les influenceurs doivent-ils promouvoir des produits liés à la santé ? Et si oui, avec quel niveau de vérification ?

La banque CIC, de son côté, ne s’est pas officiellement exprimée sur le retrait de la vidéo, ni sur les critiques visant son programme.

Même avec les meilleures intentions du monde, un mauvais placement peut vite virer au bad buzz. Et pour les influenceurs comme pour les marques, l’authenticité et la transparence restent les seules vraies lunettes pour y voir clair.

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