Riyad Mahrez répond avec humour sur ses origines marocaines

AM.wiss

Interrogé en conférence de presse à la veille de l’entrée en lice de l’Algérie à la CAN 2025, Riyad Mahrez a esquivé avec finesse une question sensible sur ses origines marocaines. Une sortie maligne, drôle et surtout révélatrice du leadership tranquille du capitaine des Fennecs.

Une question piquante, une réponse pleine de sang-froid

La scène se déroule à la veille d’un rendez-vous important. Ce mercredi, l’Algérie débute sa Coupe d’Afrique des nations 2025 face au Soudan, et comme le veut la tradition, conférence de presse d’avant-match. À la table, le sélectionneur Vladimir Petkovic et son capitaine, Riyad Mahrez. L’ambiance est détendue, jusqu’à ce qu’un journaliste glisse une question sur les origines marocaines du joueur.

Mahrez sourit, marque un temps, puis lâche une phrase devenue instantanément virale. « Vous êtes un petit malin, vous ». Rires dans la salle. Le message passe. Pas de clash, pas de malaise, juste une pirouette bien sentie. Derrière l’humour, une vraie volonté de couper court à un débat qu’il juge hors sujet à ce moment-là.

« Le plus important, c’est la compétition »

Très vite, le capitaine des Fennecs recentre le discours. Il évoque l’accueil chaleureux reçu au Maroc, pays hôte de la CAN 2025, parle de fraternité entre voisins et insiste sur l’essentiel. Le terrain. Le jeu. L’objectif collectif.

« Que mon père soit Algérien, ma mère marocaine, ça, c’est un truc à part », explique-t-il calmement. Une phrase simple, sans détour, qui résume bien sa position. Pour Mahrez, l’heure n’est pas aux débats identitaires mais à la performance sportive. Une posture qui colle parfaitement à son image de leader discret mais ferme.

Un choix assumé depuis plus de dix ans

Né à Sarcelles, dans le Val-d’Oise, Riyad Mahrez avait pourtant plusieurs options. Éligible pour la France, l’Algérie et le Maroc, le milieu offensif a très tôt tranché. En 2014, il choisit officiellement la sélection algérienne. Un choix du cœur, qu’il a souvent expliqué dans les médias.

Dans une interview accordée à France Football, Mahrez racontait ses étés passés en Algérie avec son père, les attaches familiales, le sentiment d’appartenance. « Je me sentais plus algérien », confiait-il, évoquant un rêve de jeunesse, porter le maillot des Fennecs. Une décision qu’il n’a jamais remise en question.

Mahrez, symbole d’une génération dorée

Depuis, le parcours parle pour lui. Plus de 100 sélections, 34 buts, un rôle clé dans le sacre de l’Algérie à la CAN 2019, et un statut de référence absolue pour toute une génération. Aujourd’hui joueur d’Al-Ahli, Mahrez reste le visage le plus identifiable du football algérien à l’international.

À 34 ans, cette CAN 2025 pourrait bien être l’une de ses dernières grandes aventures continentales. Son attitude en conférence de presse montre un joueur apaisé, expérimenté, conscient de son rôle. Ni provocateur, ni naïf. Juste lucide.

Une sortie qui fait aussi réagir en ligne

Sur les réseaux sociaux, la séquence a rapidement circulé. Beaucoup ont salué la classe de la réponse, d’autres y ont vu un symbole fort de coexistence et de respect entre deux nations souvent comparées. Sans le vouloir, Mahrez a rappelé qu’on peut avoir plusieurs racines et un seul maillot à défendre.