La députée européenne de La France Insoumise (LFI), Rima Hassan, a récemment fait parler d’elle en attaquant violemment le Parti socialiste (PS).
Après le rejet de deux motions de censure visant le gouvernement de François Bayrou, l’élue a dénoncé ce qu’elle considère comme une trahison de la part de ses alliés politiques.
« Notre adversaire a un nom et un visage »

Sur son compte X (anciennement Twitter), Rima Hassan a partagé un message accompagné d’une photo de François Bayrou saluant des figures du PS, dont François Hollande.
Elle y écrit : « Notre véritable adversaire, il a un nom, il a un visage, il a un parti. Il se présente toujours dans l’opposition et pourtant il trahit. »
Cette déclaration reprend en partie une phrase célèbre de François Hollande lors de la présidentielle de 2012, mais détournée pour viser directement les socialistes.
Un photomontage qui fait scandale
LFI ne s’est pas arrêtée là. Le parti a publié un montage montrant Marine Le Pen, Olivier Faure (Premier secrétaire du PS) et Emmanuel Macron sur une même image, accompagnés du slogan « Les nouvelles alliances ». Le visuel a rapidement été retiré après une vague de critiques
François Hollande, ancien président de la République, a lui aussi pris la parole. Selon lui, c’est LFI qui s’est éloignée du NFP.
Jean-Luc Mélenchon veut censurer tous les gouvernements pour provoquer une élection présidentielle anticipée, mais le PS ne partage pas cette position.
La division à gauche s’aggrave
Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a dénoncé une cabale contre son parti. Il accuse le PS d’avoir rejoint « la coalition macroniste et Les Républicains ».
Cette querelle reflète la fragilité grandissante du Nouveau Front Populaire (NFP), l’alliance de gauche qui avait permis des succès électoraux en 2024. Mais les divergences stratégiques semblent désormais insurmontables.
Alors que LFI prône une opposition totale au gouvernement, le PS préfère une approche plus modérée. Ce désaccord pourrait bien marquer la fin définitive de cette coalition.
En attendant, François Bayrou, lui, reste à son poste après avoir échappé à la censure.