Ricky Hatton, légende de la boxe britannique, retrouvé mort à 46 ans

la Rédaction

Le monde de la boxe britannique se réveille au plus mal. Ricky Hatton, l’un des visages les plus emblématiques du ring dans les années 2000, a été retrouvé mort ce dimanche matin à son domicile de Hyde, près de Manchester. Il avait 46 ans. La police du Grand Manchester a indiqué que rien ne laissait penser à des circonstances suspectes.

Pour beaucoup, Hatton restera à jamais “The Hitman”. Un surnom qui disait tout de son style de boxeur, frontal, accrocheur, souvent saignant mais terriblement efficace. En 2005, il choque le monde en détrônant le redoutable Kostya Tszyu à Manchester. Cette victoire, restée culte, ouvre la voie à plusieurs titres mondiaux et lui assure une place de choix dans l’histoire du noble art.

Mais derrière les gants et la ceinture, il y avait un homme fragile. Hatton n’a jamais caché ses combats intérieurs. Après sa retraite en 2012, il parle ouvertement de dépression, d’alcool, d’addictions qui le rongent. Sa sincérité, parfois désarmante, a contribué à le rendre encore plus proche du public. Beaucoup voyaient en lui un boxeur du peuple, un gamin de Manchester devenu champion mais resté accessible, avec son accent et son humour qui ne trichaient pas.

Ces dernières années, il avait semblé reprendre goût à la vie. Il s’était remis à l’entraînement, avec l’idée d’un nouveau défi, un combat d’exhibition prévu en décembre à Dubaï. L’annonce avait surpris, amusé certains, mais elle disait beaucoup de son envie de retrouver la lumière, au moins un instant.

Les hommages affluent déjà. De nombreux anciens adversaires et partenaires de ring saluent un guerrier, mais aussi un homme généreux. Les fans, eux, rappellent l’atmosphère indescriptible de ses combats à Manchester, quand des milliers de supporters reprenaient en chœur “Blue Moon”, l’hymne de son club de cœur, Manchester City.La mort de Ricky Hatton laisse derrière elle une légende incomplète, un champion marqué par ses excès autant que par ses exploits. Un boxeur qui n’a jamais cherché à masquer ses failles, et qui pour cette raison, restera gravé dans la mémoire collective comme l’un des plus humains des champions.