Raphaël Quenard, l’acteur révélation des Césars 2024 pour Chien de la casse, surprend encore. Cette fois, il ne brille pas sur grand écran, mais en librairie. Son premier roman, Clamser à Tataouine, sortira le 14 mai 2025 chez Flammarion.
Un titre tranchant, un sujet troublant et un détail intriguant : il signe sous un pseudonyme, Pierrot Tchitch. Mais pourquoi ce choix ? Pourquoi ce nom ? Et pourquoi un récit aussi sombre ?
Un pseudonyme pour mieux s’exprimer ?
L’acteur a fait le pari d’un nom de plume. Un détail qui interroge, car son nom, Quenard, commence à résonner fortement dans le paysage cinématographique français. Alors, pourquoi masquer son identité ?
D’abord, utiliser un pseudonyme permet de créer une distance entre son travail d’acteur et son travail d’auteur. Le monde du cinéma est plein d’images, d’attentes, de cases dans lesquelles on enferme vite un artiste.
Avec Clamser à Tataouine, Quenard semble vouloir repartir de zéro, offrir une autre facette de lui sans que son passé d’acteur ne vienne parasiter la lecture.
Ensuite, le pseudonyme peut aussi être une manière d’incarner un personnage. Pierrot Tchitch n’est pas juste une signature, c’est presque une extension du protagoniste du roman. L’auteur décrit son personnage principal comme un psychopathe diaboliquement pervers. En prenant ce nom, Quenard semble plonger totalement dans son univers.
Pourquoi « Tchitch » ?
Ce n’est pas la première fois que le nom Tchitch apparaît dans le parcours de Raphaël Quenard.
En 2023, il crée sa propre société de production cinématographique baptisée Tchitch & Fils. Ce mot, qui peut sembler anecdotique, révèle donc un attachement profond. Mais que signifie-t-il vraiment ?
Pour l’instant, l’acteur n’a pas livré d’explication claire. Peut-être est-ce un surnom personnel, un clin d’œil à une influence ou une référence cachée. On sait qu’il aime les figures excentriques, les noms qui claquent, les sonorités qui restent en tête. « Tchitch » a quelque chose de rythmé, d’oral, presque comique.
Un premier roman glaçant : pourquoi un tel thème ?
Si Quenard est habitué à des rôles excentriques et puissants, ce premier roman frappe par son intensité. Il parle de violence, de folie, d’obsession, avec une écriture que l’auteur lui-même qualifie de snuff, un genre choc, sans filtre, où la fiction semble se confondre avec la réalité.
Alors pourquoi choisir un sujet aussi dur pour un premier livre ? Peut-être parce que Quenard a toujours été attiré par des figures marginales, des personnages en marge du monde, déroutants mais fascinants. Dans Chien de la casse, son personnage était un dur au cœur tendre, dans Yannick, il incarnait un spectateur à bout qui pète les plombs. Avec Clamser à Tataouine, il pousse encore plus loin cette exploration des limites humaines.
Il faut aussi noter que Quenard est un amoureux des mots. Son style de jeu, souvent basé sur une diction tranchante et un vocabulaire décalé, se retrouve dans son écriture. Il semble chercher, à travers ce livre, une manière plus brute, plus directe, d’explorer les démons humains.
Un ovni littéraire inattendu
Avec ce premier roman, Raphaël Quenard ne cherche pas à plaire à tout le monde. Il propose une expérience troublante, une plongée dans un esprit torturé, avec une langue qui promet d’être aussi tranchante que son jeu d’acteur.
Clamser à Tataouine ne laissera personne indifférent. Sortie en librairie le 14 mai 2025 chez Flammarion.





