Le samedi est souvent le jour le plus dense d’un festival. Celui où les scènes s’enchaînent sans pause, où les noms claquent sur l’affiche, où le public, déjà rodé par la veille, arrive plus tôt, part plus tard, danse plus fort.
Pour cette édition 2025, We Love Green n’échappe pas à la règle, le 7 juin s’annonce comme une journée charnière.
Des têtes internationales de l’électro
On y retrouvera Charli XCX, tête haute, playlist sous stéroïdes. En pleine tournée européenne, l’Anglaise viendra défendre un nouvel album que beaucoup considèrent déjà comme l’un des plus solides de sa carrière. Ceux qui l’ont vue à Primavera le savent, ça risque d’être explosif.
Le retour très attendu de Gesaffelstein. Le Français, aussi rare que radical, n’avait pas joué dans la capitale depuis un bon moment. Ambiance froide, esthétique industrielle, lumière millimétrée. Son live devrait faire basculer le festival du côté obscur, au sens le plus noble du terme.
Et puis il y aura Air, qu’on ne présente plus. Un passage presque patrimonial, chargé d’une douce nostalgie, mais qui, dans le cadre très organique du Bois de Vincennes, devrait prendre une résonance toute particulière. Idem pour Parcels, dont les sets sont toujours d’une élégance naturelle, comme s’ils n’avaient jamais quitté la scène depuis les années 70.
Une soirée pleine de découvertes
En fin de soirée, Amelie Lens prendra la relève. Pas de fioritures : de la techno pure, droite, efficace. Un choix sans détour pour faire monter la température avant la fermeture.
Mais réduire cette journée du 7 juin aux têtes d’affiche serait passer à côté de ce qui fait l’essence de We Love Green. La découverte. La surprise. Le hors-champ. Que ce soit sur les scènes plus confidentielles ou au détour d’un chemin, le festival cultive ce goût du pas encore connu. Ezra Collective, Magdalena Bay, Horsegirl, Spill Tab, Théodora.
Autant de noms qui circulent en ce moment sur les réseaux spécialisés, et qui méritent l’attention d’un public un peu curieux. Ici, on peut très bien tomber amoureux d’un groupe en entendant ses trois premières mesures.
Côté infos pratiques ?
Côté pratique, rien de nouveau. Ouverture des portes à 14h, derniers concerts aux alentours d’1h du matin, et toujours cette volonté de concilier fête et responsabilité. Pas de greenwashing ici.
Le festival continue d’expérimenter des solutions concrètes, que ce soit dans l’alimentation, l’énergie ou la gestion des déchets. Et entre deux sets, on pourra assister à des talks sur l’écologie, l’engagement, les modèles alternatifs. Pas obligatoire, mais toujours bienvenus.Les derniers billets sont encore en ligne au moment d’écrire ces lignes. Peut-être plus pour très longtemps. Le samedi 7 juin, il vaut mieux être dans We Love Green que juste au courant.





