Ça devait être un concours classique, puis la France est arrivée avec… un quintet. Ève Gilles n’est finalement pas la seule à défendre les couleurs françaises à Miss Univers 2025. Entre comités ultramarins indépendants et candidates binationales, l’édition de Bangkok ressemble à un véritable puzzle géopolitico-beauté. On t’explique ce drôle de scénario.
Pourquoi la France compte cinq candidates à Miss Univers 2025 ?
Si on ne regarde que l’écharpe bleu-blanc-rouge, la représentante officielle reste Ève Gilles, Miss France 2024. Sauf que Miss Univers, contrairement à Miss France, fonctionne avec un système de licences. Et dans cette mécanique un peu technique, chaque territoire qui obtient sa licence peut envoyer sa propre candidate, sans passer par la case “Miss France”.
Résultat, pour cette édition organisée près de Bangkok, trois territoires ultramarins se sont ajoutés à la liste. La Guadeloupe, la Martinique et Mayotte ont chacune activé leur licence Miss Univers et désigné leur candidate locale. Ça donne un casting 100 % francophone qui peut surprendre, mais qui est parfaitement conforme au règlement.
Les trois candidates ultramarines qui bousculent le concours
La situation est nouvelle pour beaucoup de spectateurs, mais pas pour les comités ultramarins. Sur ces îles, les concours liés à Miss Univers fonctionnent parfois de manière totalement indépendante des élections régionales Miss France. Et contrairement aux idées reçues, on n’a pas besoin d’être Miss Guadeloupe ou Miss Martinique version “Miss France” pour viser Miss Univers.
• Ophély Mézino (Guadeloupe), c’est la star du groupe, avec un CV qui claque. Première dauphine de Miss France 2019, puis première dauphine de Miss Monde la même année. Elle a décidé de concourir une dernière fois, depuis que la Guadeloupe a récupéré sa licence.
• Célya Abatucci (Martinique) et Nourya Aboutoihi (Mayotte) viennent, elles, de concours locaux spécifiques à Miss Univers, totalement distincts de la structure Miss France. Deux profils choisis par leurs comités, motivés, et prêts à saisir leur chance sur la scène mondiale.
Ces trois candidates rappellent que Miss Univers, c’est un patchwork de représentations territoriales, bien plus flexible que les concours nationaux classiques.
Le cas Gaby Guha, la Française… qui représente la Bulgarie
Comme si trois ultramarines ne suffisaient pas, une autre Française se glisse dans la compétition. Gaby Guha, mannequin franco-bulgare née à Marseille, porte cette année… l’écharpe bulgare.
Une décision assumée : elle voulait « honorer ses racines », selon ce qu’elle a expliqué récemment. Elle vit à Dubaï depuis des années, et sa carrière l’a empêchée de tenter Miss France. Alors elle a choisi l’autre moitié de son identité. Et, détail intéressant, la Bulgarie n’a encore jamais été classée à Miss Univers. Son objectif ? Mettre le pays sur la carte.
Ce type de parcours n’a rien d’un ovni dans le monde des concours : les candidates binationales sont de plus en plus nombreuses à représenter le pays qui leur donne la meilleure opportunité.
Une pratique courante dans d’autres pays
La France n’est pas la seule dans ce cas. Les Pays-Bas, par exemple, peuvent aligner jusqu’à quatre candidates grâce aux licences attribuées à Aruba, Bonaire et Curaçao. Même chose pour plusieurs territoires britanniques, comme les îles Caïman ou les îles Vierges britanniques. Et du côté de l’Asie, Hongkong et Macao concourent séparément, alors qu’ils font pourtant partie de la République populaire de Chine.
Bref, Miss Univers ressemble parfois à une carte du monde revue et corrigée par les subtilités administratives.
Un concours qui s’annonce très suivi en France
Avec cinq Françaises dans la course, l’intérêt du public explose naturellement. Sur les réseaux, ça débat, ça compare les looks, ça établit déjà des pronostics. Et quelque part, c’est tout le charme de cette édition 2025, où la géopolitique rencontre les paillettes.
Réponse dans la nuit du 21 novembre, pour savoir si le trophée repartira (directement ou indirectement) avec une Française.





