Piotr Szczerek : le CEO de Drogbruk vole la casquette d’un enfant et devient “l’homme le plus détesté d’internet”

la Rédaction

La scène a duré quelques secondes, mais elle a suffi pour enflammer la toile. À l’US Open, un dirigeant d’entreprise polonais s’est emparé d’une casquette dédicacée destinée à un enfant. Depuis, il est devenu malgré lui la cible d’un bad buzz mondial. Retour sur un scandale viral où se mêlent indignation, excuses maladroites et un happy end inattendu.

Le vol qui choque le public

Tout commence le 28 août 2025, après la victoire du joueur polonais Kamil Majchrzak face au Russe Karen Khachanov. Comme le veut la tradition, Majchrzak s’approche du public pour signer des autographes et offrir des souvenirs à ses fans.

Un jeune garçon, Brock, tend fièrement sa casquette pour recevoir la signature du champion. Mais au moment où le joueur la lui redonne, un homme jaillit de la foule et la subtilise avant même que l’enfant puisse la récupérer. La scène, captée en vidéo, ne dure que quelques secondes. Brock proteste, choqué, tandis que l’homme glisse tranquillement la casquette dans le sac de sa compagne.

Cet homme n’est pas n’importe qui. Il s’agit de Piotr Szczerek, PDG de l’entreprise polonaise Drogbruk. En l’espace de quelques heures, les images font le tour des réseaux sociaux. Le geste est qualifié de mesquin, humiliant, voire “sociopathe”. Les internautes, eux, le surnomment déjà “le voleur de casquette”.

La tornade médiatique est énorme

Très vite, la vidéo devient virale. Sur Twitter, TikTok et Instagram, les extraits cumulant des millions de vues s’accompagnent d’un flot de commentaires outrés. L’affaire dépasse largement le cadre du tennis : on débat du manque de décence, du privilège et du cynisme d’un dirigeant qui, face à un enfant, choisit la rapine plutôt que la dignité.

Les conséquences ne se font pas attendre. Drogbruk, l’entreprise dirigée par Szczerek, est ciblée par un “review bombing” massif. Des milliers d’internautes publient des avis négatifs sur Google, ridiculisant son PDG et appelant au boycott. En quelques heures, la réputation du dirigeant et de sa société est réduite en miettes.

Le CEO sort du silence et s’excuse

Face à la tempête médiatique, Piotr Szczerek finit par briser le silence le 1er septembre. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, il présente ses excuses :

« J’ai commis une erreur grave, une leçon d’humilité dont j’avais besoin. J’ai cru à tort que la casquette était destinée à mes fils, qui avaient eux-mêmes demandé des autographes. Je n’ai jamais eu l’intention de voler à un enfant. »

Il affirme également n’avoir donné aucune autre interview ni mandaté d’avocats pour gérer la crise. Mais loin d’apaiser la polémique, son mea culpa est jugé trop tardif et peu sincère. Beaucoup le qualifient de “garbage apology”, une excuse vide, plus tournée vers la protection de son image que vers la réparation du tort causé.

Au lieu de calmer les esprits, la déclaration de Szczerek alimente encore davantage le buzz.

Le joueur intervient pour réparer les dégâts

Dans ce chaos, une lueur positive émerge. Alerté par la vidéo et la colère des fans, Kamil Majchrzak décide d’agir. Quelques jours après l’incident, il retrouve Brock et sa famille. Le joueur prend le temps de discuter avec l’enfant, lui offre une nouvelle casquette signée et pose pour des photos souvenirs.

Le geste, largement relayé dans la presse et sur les réseaux sociaux, réchauffe les cœurs. Majchrzak, lui, se veut apaisant. Il explique comprendre que l’homme ait agi dans l’excitation du moment, mais insiste sur l’importance de protéger les jeunes fans. Son attitude bienveillante contraste fortement avec celle du PDG, redonnant à l’histoire une touche d’humanité.

Une image écornée à vie ?

Piotr Szczerek pourra-t-il un jour se défaire de l’étiquette de “voleur de casquette” ? Dans l’ère numérique, où chaque geste peut être immortalisé, les erreurs d’image coûtent cher.

En l’espace de quelques jours, ce dirigeant jusque-là inconnu du grand public est devenu un symbole universel du mauvais comportement

Il a rejoint, malgré lui, la galerie des “méchants d’internet”. Ces personnages viralisés et cloués au pilori pour un faux pas capté par une caméra. Seulement quelques semaines après le drame de la kiss cam lors du concert de Coldplay, qui aura coûté le poste et le mariage du CEO d’Astronomer, Andy Byron.

Même si le temps finira par éroder la polémique, il est probable que son nom restera associé à cet incident. Une preuve supplémentaire que, dans un monde hyperconnecté, la frontière entre sphère privée et réputation mondiale est désormais inexistante.