Pierre Palmade mérite une condamnation plus lourde selon Véronique Sanson : elle revient sur les violences qui ont marqué sa vie

la Rédaction

Invitée ce dimanche 28 septembre dans l’émission « Sept à huit » sur TF1, Véronique Sanson a livré une interview sans fard, mêlant confidences intimes et prises de position tranchées. À 76 ans, l’icône de la chanson française s’est exprimée pour la première fois sur l’accident de la route provoqué par son ex-mari Pierre Palmade en février 2023. Un drame qui avait bouleversé l’opinion et qui, encore aujourd’hui, continue de susciter de vifs débats.

« Faire ça, c’est atroce »

Sous l’œil attentif d’Audrey Crespo-Mara, Véronique Sanson n’a pas cherché à ménager son ancien compagnon, avec qui elle a été mariée de 1995 à 2001. « C’est épouvantable ce qu’il a fait », a-t-elle lâché en évoquant la collision qui avait blessé trois personnes et provoqué la mort du bébé qu’une femme enceinte de six mois portait. Pierre Palmade, testé positif à la cocaïne et à des drogues de synthèse, avait été condamné à cinq ans de prison dont deux fermes. Depuis le printemps dernier, il purge sa peine sous bracelet électronique.

Pour la chanteuse, cette condamnation n’est pas à la hauteur du drame. « Je trouve qu’il aurait pu avoir plus de condamnations quand même. Parce que, quand un petit bébé meurt… la maman n’oubliera jamais ça, ni le petit garçon… Et personne ne parle du mari, complètement cassé de partout. Faire ça, c’est atroce ! » Un réquisitoire sévère, loin des silences qu’elle s’était jusque-là imposés.

Un mariage moqué, mais un amour sincère

Véronique Sanson a également évoqué sa relation avec l’humoriste, souvent commentée et parfois tournée en dérision. « Tout le monde s’est moqué de nous quand on s’est mariés, en disant que c’était comme Le Luron-Coluche. C’est pas juste, parce qu’on s’aimait vraiment », a-t-elle expliqué. 

La chanteuse a rappelé qu’elle avait épousé Palmade « en sachant qu’il aimait les hommes », mais que cela n’enlevait rien à la sincérité de leurs sentiments.

Michel Berger, Stephen Stills… et les blessures de la passion

Au fil de l’entretien, la voix d’« Amoureuse » est revenue sur ses grandes histoires sentimentales, souvent aussi intenses que douloureuses. Avec Michel Berger, elle garde la culpabilité d’une rupture brutale : « Je lui ai dit que j’allais chercher des cigarettes et des allumettes… et je ne suis jamais revenue. C’est le plus grand regret de ma vie. »

Avec Stephen Stills, membre du légendaire groupe Crosby, Stills, Nash & Young, la passion a rapidement viré au chaos. « Malgré ses excès, la cocaïne », a rappelé la journaliste. Sanson a alors décrit la « violence inouïe » de ce couple : coups de couteau, cris, dérives… Elle a raconté aussi son combat judiciaire aux États-Unis pour récupérer la garde de leur fils Christopher, que Stills lui avait enlevé. « Je n’avais pas le droit de le voir », se souvient-elle.

Une vie cabossée, mais une force intacte

Au-delà de ses amours, Véronique Sanson a évoqué ses luttes personnelles : une méningite foudroyante à 15 ans, plusieurs cancers (des amygdales, du sein, de la gorge), et de profondes « dépressions mélancoliques ». Autant d’épreuves qu’elle a traversées sans jamais abandonner la scène. « J’ai joué avec les mains cassées, les poignets cassés, les côtes cassées… Je ne baisse jamais les bras », affirme-t-elle.

Pour elle, le salut se trouve dans la musique et dans la communion avec son public. « Sur scène, j’ai la paix », confie-t-elle avec une émotion palpable. À l’aube d’une nouvelle tournée intitulée « J’ai eu envie de vous revoir », qui débutera le 10 octobre, l’artiste affirme qu’elle ne quittera jamais la scène de son plein gré : « Je m’en irai quand on va me virer. »

Entre lucidité et résilience

Cette interview a révélé une Véronique Sanson toujours marquée par les drames et les excès qui ont jalonné son existence. Mais elle en ressort comme une femme lucide, prête à dénoncer les injustices et à assumer ses regrets, tout en continuant d’avancer. Face au scandale Palmade, elle a choisi de parler enfin, sans détour, pour rappeler la gravité des faits. Et face à la vie, elle garde ce credo forgé dans l’adversité : ne jamais baisser les bras.