Philippe Carli ruine sa réputation sur LinkedIn et démissionne du groupe EBRA

la Rédaction

Philippe Carli, le patron du groupe de presse EBRA, a créé un énorme scandale qui lui a coûté son poste. Tout a commencé avec des likes sur LinkedIn

Oui, des simples j’aime ont causé sa chute. Cela peut paraître surprenant, mais dans un contexte aussi sensible que celui de la presse, tout compte.

Des likes qui passent mal sur les réseaux sociaux

Depuis plusieurs mois, Philippe Carli aurait aimé des publications de personnalités et de comptes associés à l’extrême droite. Parmi eux, des posts de membres du parti Reconquête, des figures du Rassemblement National, ou encore des contenus de médias comme Valeurs actuelles, notamment Sarah Knafo. 

Ces interactions ont rapidement fait le tour des rédactions du groupe EBRA, semant le doute sur l’impartialité de leur patron.

Les journalistes, déjà sous pression dans une situation économique difficile et serrée, n’ont pas caché leur colère. Pour eux, ces gestes compromettent la réputation du groupe et l’indépendance des neuf journaux qu’il regroupe, comme Le Dauphiné libéré, Le Progrès, et L’Est républicain.

Même un simple j’aime peut être interprété comme une prise de position. Dans un monde où tout est analysé et partagé, les dirigeants doivent redoubler de prudence.

Tentative d’explications ratée

Face à la controverse, Philippe Carli a tenté de s’expliquer. Il aurait affirmé que son compte LinkedIn était géré par quelqu’un d’autre, mais cette excuse n’a pas convaincu. Les salariés et l’actionnaire principal, Crédit Mutuel-Alliance Fédérale, n’ont pas été satisfaits de ces explications.

« Dans l’intérêt du groupe EBRA, j’ai décidé de quitter mes fonctions de président », a déclaré Philippe Carli dans un communiqué aujourd’hui 28 janvier 2025.

Cette décision a été saluée comme responsable par l’actionnaire, qui espère que cela permettra aux équipes de retrouver leur sérénité.

Philippe Carli, qui dirigeait EBRA depuis 2017, a donc vu sa carrière s’effondrer à cause de quelques clics sur un réseau social. Une leçon amère, mais qui restera sans doute dans les mémoires de ceux qui lui succéderont.