Orelsan se confie aux Rencontres du Papotin : souvenirs d’enfance et réflexions sur la paternité

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Ce samedi soir, Orelsan a troqué son micro pour une conversation intimiste sur le plateau des Rencontres du Papotin sur France 2. Le rappeur caennais a navigué entre anecdotes d’enfance, passion pour la musique et premières réflexions sur son rôle de père, offrant un moment rare de sincérité, sans jamais se mettre en avant.

Une discussion à hauteur d’enfant… et de rap

Assis face à une petite équipe de journalistes atypiques, Orelsan a d’abord joué le jeu de la simplicité. Sweat à capuche, sourire en coin et langage direct, il s’est prêté à des échanges inattendus où la hiérarchie habituelle interviewé/interviewer s’inverse parfois. Le rappeur a évoqué son amour pour le rap, « un terrain de voyage et d’imagination », soulignant que même les textes les plus crus étaient souvent des histoires, des émotions amplifiées pour toucher la réalité.

Les jeunes journalistes, parfois moins connaisseurs du rap, ont osé des questions franches sur la violence dans ses textes. Orelsan a répondu avec clarté : ce n’est pas un appel à la bagarre, mais une manière de retranscrire des sentiments intenses. « Quand on est en colère, le langage n’est pas toujours poli », a-t-il confié, entre sérieux et humour.

Caen, les souvenirs et les manèges

Rapidement, la conversation a dérivé vers ses racines. Sa ville natale, Caen, revient comme un fil conducteur dans ses propos. Petite, conviviale, avec la mer et le château à portée de main, elle symbolise pour lui un lieu de repères et de souvenirs d’enfance.

Et c’est là que la nostalgie se fait sentir : fêtes foraines, pêche aux canards, manèges un peu effrayants mais fascinants… Orelsan évoque ces souvenirs avec un sourire, mêlant émerveillement et tendresse. « Ce sont ces petites choses qui restent, et qui font ce qu’on est », dit-il. Des anecdotes simples, mais qui révèlent un rapport très humain et accessible à son enfance.

Fratrie et émotions : un regard lucide sur l’adolescence

Les échanges ont aussi abordé sa relation avec son frère. Comme dans beaucoup de familles, il admet avoir eu ses moments d’agacement, parfois même de petites « mesquineries » typiques de l’adolescence. Mais aujourd’hui, leur complicité est indéniable. Cette honnêteté tranquille rend Orelsan très proche des spectateurs : il ne cherche pas à se glorifier, il raconte juste ce qu’il a vécu.

La paternité : entre excitation et prudence

Question plus intime : la peur d’être papa. Le rappeur, père d’un jeune enfant, a parlé sans détour de cette responsabilité. Une peur saine, dit-il, qui lui permet de réfléchir avant d’agir. Cette approche mesurée et sincère tranche avec l’image parfois provocatrice que l’on peut avoir de lui sur scène, et montre une facette plus posée et réfléchie du chanteur.

Humour et autodérision pour conclure

Loin de se prendre au sérieux, Orelsan a aussi laissé passer l’humour. Une comparaison improbable avec Brad Pitt lui a permis de plaisanter sur son apparence, avant que la rencontre ne se termine sur un moment musical inattendu : un duo impromptu autour d’un classique de Stromae, mêlant violoncelle, violon et flûte traversière, rappelant que derrière le rappeur se cache un passionné de musique sous toutes ses formes.

Ce soir-là, Orelsan n’a pas fait de grandes déclarations choc, mais il a offert un instant rare : un regard honnête sur son enfance, sa ville et sa famille, avec la musique toujours en filigrane. Une rencontre douce, sincère, où le rappeur caennais se révèle accessible, drôle et touchant.