« On rêve trop, on ne travaille pas assez » : le coup de gueule brutal d’Hannibal Mejbri après l’élimination de la Tunisie à la CAN fait polémique

AM.wiss

La Tunisie a quitté la CAN 2025 par la petite porte, battue par le Mali aux tirs au but malgré une supériorité numérique quasi totale. Dans la foulée, Hannibal Mejbri a lâché une déclaration aussi lucide que dérangeante, qui fait trembler le football tunisien bien au-delà d’un simple match.

Une élimination qui fait très mal… et qui interroge

Samedi soir, le scénario avait tout du cauchemar. Réduits à dix très tôt, les Maliens tiennent bon. La Tunisie, elle, domine sans tuer le match. Résultat, une séance de tirs au but fatale et une sortie dès les huitièmes de finale de la CAN 2025. Une claque sportive, mais aussi mentale.

Car cette défaite ne passe pas. Ni pour les supporters, ni pour les joueurs. Et encore moins pour Hannibal Mejbri, 22 ans, visage fermé, regard lourd, qui décide de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

Hannibal Mejbri, la parole qui dérange

En zone mixte, le milieu de terrain ne cherche ni excuse ni alibi. Il frappe direct.
« On est en retard dans notre football », lâche-t-il, sans filtre. Retard dans la formation, dans la méthode, dans la vision. Le mot revient, encore et encore. Retard.

Ce qui rend ses mots puissants, c’est leur sincérité. Mejbri ne se pose pas en donneur de leçons. Il s’inclut dans le problème. « Moi le premier », précise-t-il. Pas de posture, juste un constat froid, et franchement ça pique.

« On rêve trop, on ne travaille pas assez » : une phrase qui va rester

La phrase est déjà partout. Réseaux sociaux, plateaux télé, débats enflammés. Parce qu’elle résume un malaise plus large que cette CAN ratée.
Pour Mejbri, le problème n’est pas le talent. Il est là, évident. Mais sans structure solide, sans exigence quotidienne, le talent ne suffit plus.

Il ose même la comparaison. Notamment avec l’Algérie et le Maroc. D’autres nations africaines qui avancent, se professionnalisent, investissent. Pendant que la Tunisie, selon lui, stagne. Le contraste est brutal, mais assumé.

Un discours rare dans le football africain

Ce genre de sortie, surtout après une élimination, est rare. Souvent, on entend des phrases lisses, des promesses vagues. Là, non. Mejbri parle de formation, d’apprentissage, de remise à zéro. Il rappelle que « ce n’est pas la honte d’apprendre tous les jours ». Dans le foot comme ailleurs.

Et venant d’un joueur formé en France, passé par Monaco, Manchester United et aujourd’hui Burnley, le message a du poids. Il a vu autre chose. Il sait comment ça bosse ailleurs. Et il ne peut plus faire semblant.

Une onde de choc au-delà du terrain

Depuis cette déclaration, les réactions s’enchaînent. Soutien massif chez les fans, débats passionnés chez les anciens joueurs, gêne palpable du côté des instances. Preuve que le tir a touché juste.

Cette élimination de la Tunisie à la CAN 2025 restera peut-être moins pour le score que pour cette prise de parole. Un moment de vérité. Brut, imparfait, mais nécessaire.

Hannibal Mejbri n’a pas sauvé la Tunisie sur le terrain, mais il a peut-être lancé quelque chose de plus important. Une discussion. Une remise en question. Reste à voir si ce coup de gueule deviendra un point de départ… ou juste une phrase de plus qu’on partage avant de passer à autre chose.