Ce week-end, une vidéo a fait le tour des réseaux. On y voit un homme, en fauteuil roulant, se jeter dans le vide depuis un avion. Pas pour le show. Mais pour l’espoir. Cet homme, c’est Olivier Goy, entrepreneur brillant et atteint de la maladie de Charcot.
Un saut symbolique à 4000 mètres d’altitude
C’est le genre de moment qui coupe le souffle, au sens propre comme au figuré. Immobilisé par la sclérose latérale amyotrophique (SLA), connue aussi sous le nom de maladie de Charcot, Olivier Goy a réalisé un saut en parachute en tandem, depuis 4000 mètres d’altitude. À première vue, l’image est irréelle : un corps figé, incapable de bouger, en chute libre. Mais ce saut, c’est tout sauf une folie. C’est un cri silencieux. Un acte de résistance.
Qui est Olivier Goy ?
Olivier Goy est le fondateur d’October, une plateforme de prêt participatif qui a révolutionné le financement des PME en Europe. Avant ça, il avait déjà monté une autre boîte (AltAssets), revendue avec succès. Bref, un entrepreneur à succès, dans la tech, discret, mais visionnaire.
En 2020, tout bascule, il apprend qu’il est atteint de la SLA. Une maladie neurodégénérative foudroyante, pour laquelle il n’existe aucun traitement curatif. Le diagnostic est brutal. La fin semble écrite d’avance. Mais Olivier Goy décide de reprendre la plume et de raconter son histoire.
Un combat pour la vie… et pour la recherche
Depuis l’annonce de sa maladie, Olivier Goy n’a jamais cessé de se battre. À sa manière. Avec son arme favorite, l’action. Il crée le projet documentaire Invincible Été, réalisé par Stéphanie Pillonca et sorti en 2023, qui retrace sa vie, son combat, et sa volonté de transmettre.
Son saut en parachute, lui, n’est pas un coup d’éclat isolé. C’est la suite logique de son engagement. Un geste fort pour alerter, sensibiliser, faire parler de la maladie de Charcot et de ceux qui la vivent dans le silence. À travers cette action spectaculaire, il veut aussi lever des fonds pour la recherche, encore largement sous-financée en France.
Un message d’espoir
“Même cloué dans un fauteuil, on peut encore faire bouger les lignes”. Son saut est un appel à vivre, à faire, à aimer et à se battre, surtout.
Dans un monde qui zappe tout en 10 secondes, il impose le respect avec un simple regard. Parce qu’il ne peut plus parler, parce que ses gestes sont limités, mais parce que son message, lui, est immense.





