Nosferatu ce soir sur Canal+ : chef-d’œuvre gothique ou film d’horreur prétentieux ?

la Rédaction

Ce soir, Canal+ Cinéma diffuse Nosferatu à 21h06. Un remake du mythique film muet de 1922, réalisé cette fois par Robert Eggers (The Witch, The Lighthouse, The Northman) avec Bill Skarsgård en vampire flippant et Lily-Rose Depp en jeune femme hypnotisée.

Mais franchement… est-ce que ça vaut la peine de se poser devant pendant deux heures ? On a regardé, et voici notre verdict complet et honnête.

Un film qui transpire l’ambiance gothique

Si vous avez déjà vu un film de Robert Eggers, vous savez à quoi vous attendre. Un travail d’orfèvre sur l’image, les décors, la lumière, le moindre bruit de porte qui grince. Nosferatu ne fait pas exception. 

Dès l’ouverture, on est plongé dans un monde glauque, sombre, avec ces ruelles humides et ces châteaux brumeux. C’est très beau et technique, on sent tout de suite la scénar de haute qualité.

Un vampire sale, maigre et terrifiant

Pas de vampire beau et attirant dans le style Twilight. Ici, Bill Skarsgård joue un Nosferatu crasseux, à moitié cadavérique, avec des doigts squelettiques, un crâne rasé et des dents qui semblent ronger son propre visage. 

On est plus proche d’un rat géant suintant que du comte Dracula glamour. Et ça, c’est un vrai kiff visuel. Il fout la chair de poule rien qu’en apparaissant à l’écran.

Mais attention, ce n’est pas un film d’horreur comme les autres

C’est là que ça divise. Si vous pensez voir un film d’horreur classique avec jumpscares, poursuites et litres de sang… oubliez. Nosferatu version Eggers, c’est avant tout un film d’atmosphère. Ça prend son temps, ça pose son ambiance, ça vous hypnotise comme le fait le vampire avec sa victime.

Certains critiques disent que le film manque de cœur, qu’il est trop froid, trop “beau” pour être effrayant. D’autres, au contraire, crient au génie, saluant ce retour à un cinéma d’horreur qui mise sur la suggestion et le malaise plutôt que sur le sang qui gicle.

Nosferatu n’est pas un film pour tout le monde. C’est un chef-d’œuvre esthétique, un poème macabre qui joue sur le malaise et la fascination